Les sports en salle avec contacts sont désormais interdits à partir de 12 ans. Les clubs traversent une période de turbulences et se posent de nombreuses questions. À Liège Atlas, club de basket régional, on avait déjà pris les devants. “Vendredi, nous avions décidé de tout stopper. La gestion devenait impossible à plusieurs niveaux. Tout d’abord, plusieurs coachs commençaient à être en quarantaine et les remplacer par des entraîneurs de niveau 2 était difficile. Si nous ne les remplacions pas, nous risquions de perdre par forfait. Et puis, nous ne possédons pas un tiroir magique avec des coachs. Avant cela, nous avions pris l’initiative de limiter les bulles. Ainsi, on évitait qu’un joueur s’entraîne avec deux ou trois équipes différentes”, explique Marc Marnette, le président du club.

Au niveau financier, un problème se présentait également. “Vivre avec les buvettes fermées, c’est impossible. Elles servent notamment à payer les arbitres, les factures de la fédération, qui, elles, continuent à tomber. Dans un club, il faut trouver un moyen de faire rentrer de l’argent.”

Si la décision de la ministre permet d’éviter en partie ces problèmes, elle n’est pas assez forte pour Marc Marnette. “En suspendant temporairement, on met un sparadrap sur une jambe de bois. Que les jeunes puissent continuer, c’est merveilleux. Que les grands s’entraînent en respectant certaines règles, pas de problème. Par contre, je ne vois pas l’intérêt de continuer à pallier une saison qui est déjà perdue.”

Mais quelle aurait été la mesure à prendre ? “Une saison blanche. Reprendre, ça sera ingérable. Je ne vois par exemple pas comment nous pouvons aller à St-Hubert un mercredi à 20 h 45 avec des jeunes. Il faut arrêter de s’obstiner à vouloir continuer la compétition. Pour les entraînements, il est possible de le faire en respectant les règles sanitaires.”

Le président comprend cependant les difficultés que rencontrent les ministres et les fédérations sportives dans la prise de décisions. “C’est clair, je ne voudrais pas être à leur place”, conclut-il.