Le message de Nina Crélot aux joueuses du banc de Pepinster après la première victoire de la saison.

L’équipe féminine de Pepinster a remporté son premier match de D1 ce week-end face à Laarne (83-71). Un joli succès qui ravive l’espoir du maintien, même si la saison est encore très longue.

"Laarne était vraiment très faible et c’est clairement une des deux équipes qu’on doit laisser derrière nous dans les play downs, dit Nina Crélot. On va maintenant voir quelle équipe nous pouvons encore aller chercher mais la série est plus forte qu’il y a deux ans."

Nina sait de quoi elle parle. C’est la seule rescapée de cette aventure. Avec une grosse différence : il y a deux ans, en novembre, elle avait annoncé à ses équipières qu’elle était enceinte et que sa saison était terminée. Cette fois, elle revient dans le coup après une blessure à la cheville et elle le jure : la famille ne s’agrandira plus cette année. "Je jouerai sans doute toute la saison avec une chevillère et j’ai encore des douleurs à la suite de la contusion osseuse dont j’ai été victime mais je suis tout de même contente d’avoir déjà retrouvé du rythme", dit-elle.

Quand on lui demande si elle préfère jouer pour le titre en gagnant trop facilement en R1 ou se battre pour ne pas descendre en éprouvant les pires difficultés chaque semaine, elle hésite. "Je me suis posé la question il y a quelques semaines. En R1, j’étais parfois frustrée de ne pas avoir dû me donner à fond pour gagner. Ici, j’ai souvent l’impression de devoir donner ma vie pour marquer deux points. En fait, ce n’est pas moi qui ai choisi : je voulais juste rester à Pepinster. J’ai demandé au président s’il était sûr de son coup mais le club est ambitieux et c’est ce qui fait son charme. Maintenant, je ne tiendrai plus dix ans."

À 32 ans, elle envisage tout doucement la fin de carrière. "Ça fait quatre ans que je le dis mais a priori, c’est ma dernière saison", sourit-elle. Le challenge est donc fixé : sauver l’équipe. Et elle a une idée très claire de ce qu’il faut faire par rapport à il y a deux ans.

"Les joueuses les plus importantes sont celles qui ne jouent que quatre ou cinq minutes par match, comme Alyssia Wilkins l’a très bien compris ce week-end. Ce sont elles qui peuvent faire la différence."