Liège
Tout amateur du football provincial liégeois a probablement déjà croisé la route d'Olivier Schmitz. Après 28 ans dans le monde de l'arbitrage, l'homme en noir a décidé de s'arrêter définitivement.

Ce dimanche à 15 heures, Olivier Schmitz montera pour la dernière fois, sifflet à la main, sur une pelouse. Après 28 ans de bons et loyaux services en province de Liège, il a décidé de mettre un terme à sa carrière. "C'est sûr que cela fait un pincement au coeur, je suis déjà stressé pour dimanche", dit-il.

S'il a décidé de ranger son sifflet et ses cartes au fond d'un placard, c'est pour une bonne raison. "C'est difficile d'entendre des insultes de la part des dirigeants, du staff, des supporters, ... d'un club tous les dimanches. J'ai failli me faire frapper à plusieurs reprises. Partir de chez soi en se disant que l'on espère vivre un match tranquille, c'est difficile. Pour les 29 euros que je gagnais, j'ai autre chose à faire le dimanche."

Lundi, Olivier Schmitz a envoyé sa lettre de démission au Bureau Régional des Arbitres et s'est vu recevoir un double remerciement de la part du président, Jean-Noël Jacob. "Il m'a proposé de faire Faimes-Melen, le match au sommet pour la montée en P1. C'est une très belle marque de confiance. J'ai bien évidemment répondu positivement. De plus, il m'a dit que je pouvais choisir mes assistants, chose qui n'arrive presque jamais."

Pour l'accompagner, Olivier Schmitz a désigné Stéphane Claes et Luc Kesteloote. "Ce sont mes deux meilleurs amis. D'ailleurs, il n'y a que Stéphane Claes qui savait que j'allais arrêter."

Ce choix d'arrêt ne laisse pas Jean-Noël Jacob indifférent. "C'est avec regret que je vois un bon arbitre s'en aller, je suis un peu dégoûté. Mais bon, je le comprends. Quand votre sac pèse une tonne le dimanche, c'est qu'il est temps d'arrêter."

Dorénavant, Olivier Schmitz devra se trouver une autre occupation le dimanche. "J'irai assister aux matchs du RFC Liège, mon club de coeur. Je pourrai aussi aller me balader."

Voilà un nouveau chapitre long de 28 années qui se ferme et qui laissera un trou peu évident à combler au vu du manque d'arbitres.