Liège Sans tour final, le club signe une nouvelle saison ratée en P1 

Face à la lanterne rouge, tout le monde aurait misé sur une qualification des Stadistes, qui plus est avec un avantage de deux buts à 15 minutes du terme. Mais Braives en avait décidé autrement.

"Quand Kevin Raets met le 3e but, je me dis que c’est fini", raconte Benjamin Marechal. "On avait le monopole du jeu. On devait être capable de fermer la boutique à ce moment-là, mais on leur donne deux cadeaux sur des erreurs individuelles. Ça ne peut pas arriver. On a peut-être fait preuve de suffisance. La concentration n’était pas à son apogée à l’échauffement."

"C’est le résumé de notre saison", complète le capitaine Quentin Dessaucy. "On pouvait à la fois ne pas proposer du beau football mais s’imposer, ou alors avoir les cartes en main et s’incliner."

Cette saison, Dison a en effet payé cash son irrégularité. Une inconstance qui s’explique en partie par les blessures de nombreux cadres comme Bonnechère, Bauduin, Farssi, Vanhove ou encore… Dessaucy.

Les Stadistes n’étaient d’ailleurs que cinq à l’entraînement pour préparer cette ultime rencontre. Pour les deux joueurs interrogés, disputer le tour final n’aurait pas été nécessairement mérité.

"On a vraiment gâché la chance improbable d’y accéder. Terminer avec 49 points sur 90, ce n’est pas vraiment une super moyenne", se lamente Dessaucy. "Échouer à seulement 1 point de la 5e place est déjà un miracle vu toutes les absences qu’on a eues", explique Marechal. "Mais on ne veut pas se cacher derrière ça. On est responsables de ce fiasco. Il y avait quand même assez de qualités pour décrocher ce top 5."

Avec les renforts annoncés, Dison fera probablement office de favori l’an prochain. "Ce n’est pas la première fois", lance le capitaine. Un nouveau faux pas serait pourtant difficilement justifiable avec le noyau qui se dessine. "Il fallait un changement de cap, un nouvel élan. Ça va faire du bien mentalement", concluait Marechal.