Ce nouveau duel entre Visé et sa bête noire Bocholt, tous l’attendaient avec impatience. Surtout les Mosans qui avaient un sentiment de revanche par rapport à la finale de Coupe de Belgique perdue. De plus, de nombreux joueurs sur le départ (arrêt ou changement de club) voulaient offrir un premier trophée au club.

En début de semaine, et dans les règles de l’art, Visé a appliqué le règlement. Tous attendaient un report en semaine ou au week-end prochain. Dans sa première communication déjà, la Fédération laissait sous-entendre qu’il était possible que le match n’ait pas lieu. Un peu comme si elle préparait le terrain pour l’annonce de ce vendredi. Oui, la santé est la priorité de tous, c’est incontestable. Mais dès lors, pourquoi avoir organisé un championnat sur un coin de table, impliquant de nombreux frais supplémentaires à charge des clubs ? La probabilité d’avoir des cas de covid dans un club était tout de même grande… Peut-être fallait-il prévoir dès le départ que la finale ne serait pas rejouée si trop de joueurs étaient testés positifs avant celle-ci ?

Les questions sont nombreuses et, une nouvelle fois, l’URBH semble avoir fait ce qui l’arrangeait le mieux, sans trop se fatiguer, avec des arguments bateau. Oui, le Covid a un impact sur l’organisme mais en football et dans bien d’autres sports, des solutions ont pu être trouvées. Ou encore "les clubs s’étaient organisés pour que les joueurs soient libérés dès lundi". Peut-être que les dirigeants du handball belge, eux, avaient déjà programmé leurs congés… Comparaison n’est pas raison mais imaginez une seconde l’organisateur d’un marathon qui ne trace pas de ligne d’arrivée…

Tout ça, pour ça !