Mi-février, Amaury Paquet claquait un excellent 1h02’59 au semi-marathon de Barcelone, une performance qui est toujours en tête des chronos belges de l’année (52e temps européen). Cette 20e place lui ouvrait les portes à ce moment-là de la sélection nationale pour les championnats d’Europe, qui devaient avoir lieu à Paris fin août.

Dans la foulée, l’athlète de Charneux a vécu ce qu’ont dû vivre tous les athlètes cette saison, à savoir confinement, doutes et annulations en cascade.

Quasi toutes les courses ont sauté. Les Jeux. L’Euro… Paquet a essayé de maintenir un certain rythme en devenant le roi des Koms Strava dans sa région (plus d’une centaine dans sa besace au printemps). On l’a ensuite revu avec un dossard sur le semi de la province de Liège en octobre (1h05’16 tout seul, dans la pluie et le vent). Excellent temps.

On apprenait dans la foulée qu’il se retrouvait dans la short-list des participants au marathon de Valence (6 décembre), une course réservée aux élites internationales très prisée en vue d’une qualification pour les Jeux de Tokyo 2021.

Las, Paquet a finalement dû déclarer forfait. Il a attrapé la Covid…

"Cela a commencé mi-octobre. De la fièvre, une respiration difficile, des maux de tête comme pour une sinusite", se rappelle-t-il. "Autour de moi, tout le monde l’avait. Ma copine, mes parents… Lorsque j’ai repris les entraînements, ce n’était pas top du tout. J’ai préféré annuler Valence. Pas envie de me retrouver à cracher mes poumons pour être dans les derniers…"

Pas la première fois

La poisse, clairement. Voici deux ans déjà, pour ce même marathon espagnol, il avait dû renoncer au dernier moment après s’être blessé dans la semaine précédant la course. "Oui, je pensais à me rapprocher un maximum du minima qualificatif pour les Jeux (2h11’30)", fait-il. "Mais pour cela, il aurait fallu que tous les paramètres soient réunis à 100 %. Ma condition, un scénario de course idéal, des conditions météos également… Ce n’était pas le cas avec ma forme du moment. J’espère maintenant pouvoir quand même tenter ma chance sur un marathon au printemps prochain…"

Pour cela il faudra qu’il y en ait (Rotterdam a déjà postposé à l’automne). Reste, au conditionnel, Londres, Prague, Paris ("Trop dur pour faire un temps"). Ou alors une initiative finlandaise qui serait en train de se monter pour réunir celles et ceux visant à se qualifier pour les Jeux.

Beaucoup d’incertitudes donc à l’horizon, encore et toujours…