Raphaël Miceli est au four et au moulin au sein du RRC Hamoir. Entraîneur de l’équipe première en D2 ACFF et impliqué financièrement dans la gestion du club, il en est désormais également le correspondant qualifié. Un cas à part dans le foot belge ?

"À mon avis, je dois effectivement être le seul dans un club belge à faire ces trois trucs-là (sic). Mais certainement pas pour être unique", raconte Raphaël Miceli, avec un grand sourire aux lèvres.

Avec l’ancien footballeur professionnel, tout ce qui touche à son club de cœur, qu’il a rejoint comme joueur en 2006, tient pratiquement du naturel. "C’est sur le plan sportif que les choses se sont passées le plus facilement, explique-t-il. J’avais déjà marqué mon désir d’entamer une carrière d’entraîneur en arrivant au club. J’ai simplement repris l’équipe première plus vite que je ne le pensais."

Son apport comme investisseur se comprend également comme un cheminement logique. "Il y a eu ce cri d’alarme de Nicolas Finocchio il y a un an et demi, rappelle le citoyen de Villers-aux-Tours. Au final, nous avons su trouver les ressources financières dans l’entourage du club. Avec d’autres, j’ai pris les choses en mains pour aider une personne qui le mérite et dans l’intérêt d’un club auquel je m’identifie à 100 % depuis longtemps."

Le décès de Claude Silvestre, correspondant qualifié historique chez les Rats au début du mois de mai, a laissé le club dans un besoin urgent sur le plan administratif. Le souhait était de dénicher un remplaçant intra-muros. "Une personne qui maîtrise également un peu l’outil informatique et les rouages du système, ajoute Raphaël Miceli. Ici j’assure une sorte d’intérim. La tâche ne me paraît pas insurmontable mais on verra à l’usage. Je ne m’occupe jamais que de l’équipe A et notre réserve provinciale. Est-ce une façon de montrer mon attachement au club ? Je dirais plutôt que c’est un attachement aux gens qui font le club."

Sans perdre de vue une neuvième saison qui se profile à l’horizon comme T1. Sur les bords du Néblon, la reprise des entraînements est fixée au 12 juillet. "La vraie problématique sera de retrouver le rythme et d’encaisser les séances plus difficiles. Un travail d’équilibriste délicat, mais quelque part excitant pour les staffs. Nous n’avons jamais connu autant d’inconnues dans une préparation. Mario Innaurato, que j’ai vu lors de tests passés récemment par les joueurs, m’a avoué qu’aucun coach ne peut savoir ce qui l’attend vraiment."