Suite aux inondations en province de Liège qui ont entre autres détruit de nombreuses habitations, les gestes de solidarité se multiplient. Un peu partout, les personnes qui en ont la possibilité prêtent main-forte, tant au niveau humain (en aidant à nettoyer les zones endommagées) que via des dons (financiers, d’objets ou d’aliments).

L’association Liège-Sur-Vivra joue également un rôle important dans cette lutte. Créée par des supporters du RFC Liège au début de l’épidémie de coronavirus, elle avait récolté des fonds pour permettre d’acheter, notamment, un respirateur. Face au nouveau drame de la semaine dernière, elle a décidé de ne pas rester inactive. “Nous voulions aider les gens comme nous le pouvions”, déclare Jonathan Méode qui coordonne le tout.

Ce sont plusieurs centaines de mètres cubes d’objets et de denrées qui sont arrivés par camion dans les hangars et dans le chapiteau de l’Old Club, rue de la Tonne. “Nous avons récolté beaucoup de vêtements. Nous n’en acceptons d’ailleurs plus. Il y a aussi eu des lits, des appareils électroménagers, des produits d’hygiène et ménagers, des articles pour animaux… Les gens ont pensé à tout, c’est magnifique.”

Ces aides sont venues des quatre coins de la Belgique. Même les supporters du… Standard de Liège étaient présents sur les lieux, alors que l’on connaît la rivalité qui existe entre les deux clubs de la ville. “La solidarité n’a pas de couleurs. Il y a aussi eu des supporters de Malines, par exemple. L’Antwerp est, elle, venue avec 17 camions. La ville de Courtrai a également fait des dons pour la ville de Liège.”

Le compte de l’association est lui aussi toujours actif pour les personnes qui voudraient apporter un soutien financier. “Je ne connais pas le montant récolté actuellement mais je sais que des dons arrivent de Suisse, par exemple.”

Les supporters du Matricule 4 se rassemblent quotidiennement pour accueillir, trier, ranger, donner et même livrer tout ce qui leur parvient. “Même les dames du club viennent nous aider avant et après les entraînements (NdlR : les hommes ont également donné un coup de main entre leurs deux séances). Pour ce qui est de la distribution, lorsque les personnes ne peuvent pas venir à nous, nous allons à elles”, déclare Jonathan Méode. “La ville de Liège aussi vient chercher ce dont elle a besoin pour ensuite redistribuer.”

À présent, Jonathan Méode et ses amis n’ont qu’un seul souhait : que l’on ne parle plus jamais de Liège-Sur-Vivra !