Liège Carolo d’origine, Gary Guyot rêve d’une montée en D3 amateurs dans son jardin.

"Un match pareil, je n’en vivrai qu’un dans ma vie. Et si nous devons monter en D3, c’est encore plus beau de gagner là-bas."

Gary Guyot parle avec le cœur. Et pour cause : l’attaquant fizois, né dans la capitale du Pays noir il y a bientôt 31 ans, ne pouvait rêver d’un meilleur contexte, mêlant le sportif et l’émotionnel, pour tenter d’amener son club actuel à un niveau qu’il n’a encore jamais atteint dans son histoire.

"C’est vraiment une rencontre qui me tient à cœur , répète Gar y. La famille, qui vit encore dans la région, sera présente pour me soutenir. Intérieurement, j’ai vraiment envie de réussir une grosse prestation. Si je peux être décisif ? Alors là… Mais ce que je veux surtout, c’est que Fize ne passe pas à côté de son match."

Parce que les Hesbignons n’auront pas le droit de se planter dans leur manière d’aborder cette rencontre. À défaut d’être en terrain conquis, Gary Guyot sait mieux que quiconque où son équipe s’apprête à mettre les pieds, demain à Gosselies. Le Carolo pure souche, débarqué dans sa province d’adoption il y a cinq ans, a déjà mis ses partenaires de jeu au parfum : ce déplacement dans le fief des Casseroles n’aura rien d’une partie de plaisir.

"Je m’attends à un match assez compliqué. Jusqu’à présent, nous sommes toujours parvenus à jouer notre football, quitte à faire le gros dos comme la semaine passée. Là, je peux vous dire que si on n’y met pas notre cœur et nos tripes, nos qualités ne suffiront pas. Gosselies aura de l’envie à revendre, comme nous, mais il aura surtout l’apport de son public. S’il pousse son équipe comme je le pense, ça va être chaud ! Il s’agira de rester le plus calme possible."

Guyot boucle sa troisième saison en P1 liégeoise avec une trentaine de buts à son actif et de la générosité dans l’effort. Le garçon, formé à Gilly et au Sporting de Charleroi, a aussi connu l’élite hennuyère avec le club gillicien. Il s’en souvient comme si c’était hier. "Je vais d’ailleurs retrouver quelques anciens équipiers ou adversaires en face" , sourit-il. Notamment Franco Scimemi, le président gosselien, qui fut son compère à Gilly. "Je n’exagère pas quand je vous dis que ce rendez-vous est vraiment spécial pour moi."