Liège Par deux fois sur cette nouvelle édition du l’UTL, les meilleurs sont arrivés main dans la main.

Se tirer la bourre pendant des heures autour de notre belle cité, sur un parcours de 65 km pour 2 100 mètres de D +, c’est un fameux exploit. L’UTL est une énorme machine qui n’est proposée que tous les deux ans.

Cette année, 154 solos et treize équipes de trois avaient pris le départ à Cointe. La difficulté du parcours a fait que 33 coureurs en solo n’ont, hélas, pas rejoint la ligne d’arrivée. Les échos lus ici et là parlent d’une belle réussite, d’une parfaite organisation, d’un parcours de rêve, d’autant plus que le soleil était de la partie.

Chez les messieurs, les deux premiers furent François Jacob et Cédric Lehance, qui sont arrivés bras dessus, bras dessous. Beau geste de fair-play. Idem pour Céline Dispas et Bénédicte Reul, qui suivaient Anne Godon, gagnante de cet ultra grand format.

François Jacob revient sur sa course. "J’avais déjà gagné l’UTL il y a deux ans. C’est une course magique qui nous permet de voir Liège sous des angles bien différents. Elle propose une grande variété de surfaces et c’est un vrai plaisir. On s’est vite retrouvés seuls en tête, Cédric et moi. On a pas mal collaboré, même s’il était plus souvent à l’attaque que moi. Un autre avantage de cette collaboration, c’est qu’avec quatre yeux on est plus attentifs aux marques de fléchage. C’était très sympa comme course. Quand j’ai salué ma famille sur le parcours, il m’a attendu, en toute amitié. On a même pris le temps de faire un selfie en haut de Bueren. À quelques kilomètres de la fin, il m’a dit que j’avais l’air plus frais et que je pouvais y aller en solo. Pas question ! Je ne voulais pas planter là ce coureur que je respecte et avec qui on avait vécu la course de A à Z."

Bel exemple de fair-play, qu’on ne voit hélas que trop peu souvent…