C’est sur les hauteurs de Liège, rue Haut des Tawes, qu’a eu lieu la deuxième manche du biathlon d’été. Cette jeune discipline allie plaisir du trail et tir à la carabine laser. C’est sur un parcours magnifique et plutôt exigeant par son relief que les différentes manches se sont succédé sous un soleil généreux.

Une fois encore, les inscriptions avaient été clôturées en un temps record et l’épreuve avait été déclarée sold out bien avant la date de la course avec un total de 256 partants. Pour cette première manche à cet endroit, les organisateurs avaient misé sur des départs de style mass start, avec des vagues de quelque 40 coureurs.


De quoi donner un peu de piment et de saine rivalité entre les concurrents. Pour gérer un tel nombre de participants au pas de tir, ils avaient donc équipé les lieux d’une trentaine de carabines laser, ce qui imposait un fameux défi logistique. Les frères Wacquez sont rodés à cet exercice et les choses se sont extraordinairement bien passées.

Yannick Gildemeester a gagné une manche et a réellement apprécié cet exercice. “C’est un vrai plaisir de participer à ce genre d’épreuves. On s’amuse, c’est très ludique, on vient en famille et on passe un bon moment. L’équipe organisatrice a une énergie folle et ils se renouvellent sans cesse”, dit le vainqueur, heureux.

© Croix

“Je suis un adepte du trail sur des distances qui vont en général jusqu’à la trentaine de kilomètres. Ici, c’est 10 bornes qu’il faut bien gérer pour ne pas arriver dans le rouge quand on atteint le stade de tir à la carabine. Plus on va vite et moins bien on tire. Pour ma part, sur les 20 tirs, je n’en ai raté que trois, ce qui est plutôt raisonnable. Une belle petite victoire qui fait du bien mais qu’il faut relativiser. Les élites se lanceront dans l’aventure après-midi et là, ce sera forcément un autre niveau. Pour ma part, ce ne fut que du bonheur même si je termine avec une petite entorse. Repos forcé…”

Un petit bravo à Nathan Gildemeester, le fils du lauréat, qui, à 12 ans, termine 4e avec un 20 sur 20 au tir, donc, aucun tour de pénalité. Certes, vu son âge, il a tiré 20 fois couché mais l’exploit valait la peine d’être souligné.