Vincent Oger a été chercher des points UCI en Roumanie qui le qualifient en élites.

La saison de cyclo-cross bat son plein en Belgique. Avec les épreuves des pros, mais aussi toutes les autres, pour les jeunes ou pour les amateurs et masters, comme sur le Challenge Henri Bensberg, en province de Liège, dont la troisième manche aura lieu à Banneux. S’il y a chaque week-end des épreuves dans les labourés de notre pays, Vincent Oger a choisi de voyager. Il vient de rentrer d’une course régionale en France. Et, le week-end précédent, c’est en… Roumanie qu’il a bataillé durant une heure sur son vélo.

"J’ai déjà fait des compétitions en Irlande du Nord, en Autriche, en Slovaquie, explique ce Hutois de 25 ans. Cette saison, je me suis fixé trois objectifs, commente cet affilié à l’ECW. Je voulais obtenir un podium et je l’ai décroché sur une épreuve en Allemagne. Je veux aussi terminer dans le top 5 du classement général d’un challenge en Allemagne et je suis toujours dans la course. Et je voulais également prendre des points UCI. C’est ce que je suis allé chercher en Roumanie. J’en voulais un, mais avec ma septième place, je suis rentré avec six points UCI."

Pourquoi vouloir ces points UCI ? Car ils sont synonymes de qualification directe pour les épreuves avec les pros, sans passer par une invitation, parfois difficile à décrocher. "Je vais donc pouvoir prendre part à de très belles épreuves, poursuit Vincent Oger. Je ne suis pas pro, je ne les ferai donc pas toutes, mais je vais en sélectionner. Comme celles de Zonhoven ou de Diegem, auxquelles j’ai déjà participé chez les jeunes. Catégories pour lesquelles il y a toujours moins de public. Or, j’ai envie de vivre l’ambiance magique du cyclo-cross des pros de l’intérieur, j’ai envie de sentir l’enthousiasme du public. Cela promet d’être intense dans la descente dans le sable à Zonhoven ou sur l’épreuve en soirée de Diegem. C’est pour vivre ça que je continue chez les élites. Et tant que je peux le faire, je le ferai. Avant, peut-être, de passer chez les amateurs-masters quand j’aurai trente ans."

Julien Gillebert