Liège

Rétabli de sa fracture de fatigue, Yahya Nadrani va apporter une plus-value à la défense de Seraing.

"Jouer ainsi soixante minutes afin de me tester au niveau de l’engagement m’a vraiment fait beaucoup de bien", témoigne Yahya Nadrani qui a repris vendredi dernier avec les Espoirs lors du déplacement à l’Olympic (3-0).

Petit flash-back. On est début août et le joueur formé à Saint-Étienne est victime d’une fracture de fatigue. "Demeurer plus de deux mois sur le côté en raison d’une blessure était une première pour moi. Hormis la difficulté d’accepter de ne pas pouvoir défendre ses chances ou aider l’équipe, il y avait l’incertitude liée à la durée d’une telle blessure."

Ronger son frein était la seule solution ? "Au début oui car je devais observer un arrêt complet d’activité. Après je me suis mis au vélo et à la natation, tout en faisant de la musculation. Du haut du corps seulement. Heureusement, avant de me retrouver à l’arrêt, j’avais réalisé une lourde préparation cet été, dont j’ai senti les bienfaits lors de ma reprise vendredi."

Voilà en tout cas le retour d’un atout supplémentaire pour Christophe Grégoire. D’un défenseur central, sec dans les duels, bon à l’anticipation et capable de relancer proprement qui va venir concurrencer l’arrière-garde métallo. Yahya Nadrani en pleine possession de ses moyens est assurément l’arrière central le plus complet de l’effectif des Rouge&Noir.

Mais l’arrivée de Boulenger a accru la concurrence. "Elle ne me gêne pas, ne m’inquiète pas. Elle fait partie du foot et, quand tu es compétiteur, tu dois l’accepter. Un club ambitieux acquiert de bons éléments ? C’est juste normal."

Et le fait de devoir à nouveau se montrer à son avantage ne tracasse nullement le Français. "Devoir prouver à nouveau après ma blessure ? Dans le foot, tu dois prouver chaque semaine pour être dans le onze ! Une seule chose m’interpelle : après une telle période d’inactivité, je dois savoir faire preuve de patience, une vertu importante. Or l’envie de jouer est si grande…"