Christophe Martin ne compte plus lorsqu’il s’agit de collectionner les bornes pour des causes qui lui tiennent à cœur.

En décembre, en 8 jours, il avait déjà couru 485 km pour les Forges de la Forêt d’Anlier, sur le challenge des courses les plus populaires. Soit plus d’un marathon par jour - 53,9 km en moyenne - et un record de 80 km en une seule journée. Il avait largement contribué à offrir le statut de course la plus populaire à l’épreuve habaysienne.

Depuis le 30 janvier, jusqu’à dimanche, il engrange désormais les kilomètres pour l’Athénée Royal de Virton, sur le challenge de la FSWBE. Le but est, rappelons-le, de parcourir, en courant, marchant ou en roulant, 5021 km, pour recevoir 1000 € pour du matériel sportif. Ce jeudi, l’Athénée Royal de Virton pointait à la 2e avec plus de 44000 km, dont 1557 km en 26 jours à l’actif de Christophe Martin.

"J’en suis à 316 km en courant, 1173 à VTT et 76,8 en marchant", note-t-il. "C’est aussi 104 heures et 10888 m de dénivelé positif. Je suis professeur d’éducation physique à Musson et Martelange. J’avais aussi fait 311 km en 10 jours pour l’école de Musson, lors d’un défi en interne."

Christophe Martin poursuit : "Je cours sur tout ce qui est possible. Aussi pour me prouver qu’à près de 44 ans, je peux toujours relever un challenge d’un bon niveau."

Il y a 25 ans déjà qu’il a enfilé ses premières baskets, ou plutôt spikes, à Dampicourt. "J’ai débuté à 17 ans sur piste", se souvient celui qui, en 2016, a été sportif de Musson. "Mais je détestais tourner en rond. Je me suis tourné vers les Allures Libres de Gaume. Je fais aussi chaque année le Delhalle."

Christophe Martin, qui a aussi organisé la Translorraine - 145 km en 4 étapes, de 2004 à 2007 -, a jadis gagné 2 étapes de la Transardennaise, selon le même format.

"Je n’ai plus de forces, je me lève tout courbaturé", nous déclarait-il encore. "Mais quand tu fais cela pour une bonne cause, tu te motives et tu penses à autre chose. Parfois, tel un robot, je ne sais même plus par où je suis passé."