Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître! La première expérience de l’Arden Challenge en terre étrangère n’a recueilli hier que des compliments. Même si le parcours concocté par les deux principales chevilles ouvrières du club local a provoqué bien des dégâts. Le peloton des 175 coureurs présents a explosé très tôt. Au final, une bonne moitié n’a pas réussi à digérer les trois ascensions de la Petite Alpe d’Huez et a fait une croix sur le classement général.

Par contre, ils sont plusieurs à se réjouir de ce scénario. À commencer par le vainqueur, évidemment. Bart Lemmen, un Hollandais de 25 ans, 8e des récents championnats nationaux contre le chrono s’est lancé dans une offensive en solo à plus de 35 km de l’arrivée. S’il a creusé un écart de 45 secondes, les derniers hectomètres ont failli lui être fatals. Ils l’auraient d’ailleurs sans doute été si ses poursuivants n’avaient perdu le Grand-Ducal Larry Valvasori, victime d’une chute dans l’ultime descente, mais sur la ligne, pour quelques centimètres, le Batave a réussi à devancer Arno Claeys. Treizième du récent Liège-Bastogne-Liège, vice-champion national du chrono, cet espoir de 21 ans n’est autre que le frère cadet du dernier lauréat de la FAC marchoise, Dimitri Claeys.

Les leaders du Chevigny au rendez-vous

Au départ de cette 32e édition, en l’absence des cracks retenus par les mondiaux louvanistes, la lutte pour la victoire finale s’annonçait palpitante. Visiblement, elle le restera d’ici Sainte-Marie, dimanche. Et parmi les 29 formations en lice, le Chevigny compte bien tenir les premiers rôles. Il l’a, en tout cas, démontré ce mercredi. Sander De Vet et le Sibretois Logan Guillaume ont sonné la charge très (trop?) tôt, entraînant avec eux neuf solides gaillards à 80 bornes de l’arrivée. Ils ont tenu tête à la meute durant 50 km. «Oui, c’est vrai que nous avons peut-être déclenché les hostilités un peu trop tôt, confesse le Sibretois. Notre avance n’a jamais dépassé les 35 secondes. Une fois repris, j’ai failli tout perdre dans l’ultime montée, mais j’ai réussi à m’accrocher. Je finis 8e et Sander 6e. Cela nous laisse toutes nos chances pour la suite.»

La suite, ce sera pource jeudi, avec une étape à nouveau considérée comme très piégeuse par les organisateurs, même si souvent, à Rouvroy, la victoire s’est jouée au sprint. Or avec un classement général par points, il est, évidemment, interdit de se louper, ne serait-ce qu’une seule fois…