Fleuron du volley féminin luxembourgeois depuis de longues années, les filles de Bouillon vont se lancer dans le grand bain de la Nationale 3 ce week-end. Mais pour aborder cette nouvelle saison, les Bouillonnaises ne pourront compter que sur un noyau composé de huit éléments. À l’intérieur de celui-ci, on retrouve les trois sœurs Cobraiville.

Si Hélène et Élisabeth font partie intégrante de l’équipe depuis plusieurs saisons, elles viennent tout juste d’être rejointes par leur cadette, Anne. "Elle avait déjà joué avec nous pour dépanner l’équipe. Cette fois, elle est officiellement dans le groupe, précise Hélène Cobraiville, l’aînée de la fratrie. Anne était l’une des meilleures joueuses de P1 l’an dernier, c’est assez logique de la voir monter d’un cran cette saison. C’est marrant parce que lorsque nous étions petites, personne ne jouait au volley dans la famille. Nous voulions pratiquer un sport collectif, et c’est comme ça que nous avons toutes franchi le pas. La boucle est bouclée désormais. Notre style de jeu ? Je joue au centre alors qu’Élizabeth évolue à l’aile, ou même au libéro. Anne est polyvalente, c’est le parfait mélange de nos styles de jeu. C’est la même chose au niveau du caractère (rires)."

Pour composer avec un groupe trop peu étoffé pour l’échelon national, Bouillon va, cette année, miser sur l’éclosion de certaines jeunes joueuses. "Romane Olivier, qui évolue à la passe en P1, promet énormément, estime Hélène Cobraiville. Nous avons également une jeune attaquante qui possède déjà une certaine taille et devient de plus en plus percutante. Chaque semaine, elles seront trois joueuses de l’équipe B à venir jouer avec nous le week-end. Elles prendront d’abord du temps de jeu et de l’expérience durant les matchs réserves, avant de faire le trou en équipe première. Il faut dire que notre groupe n’est plus tout jeune, il ne durera pas encore de longues années sans renfort. Les jeunes joueuses doivent franchir un palier pour prendre notre place dans les prochaines années."

En Nationale 3, les filles d’Esteban Revret découvriront les écuries flamandes. "Nous allons d’ailleurs en affronter deux ce week-end. Ce sera l’inconnue totale. Au niveau des kilomètres, aller dans le Limbourg ou au fin fond du Hainaut, ça ne change pas grand-chose (rires). Nous avons réservé un logement samedi pour ne pas faire trop de route, ce sera une sorte de team building. Nos ambitions ? Nous voulons avant tout être la première équipe francophone de la série. Pour le reste, nous verrons au fil des mois."

Seul bémol pour les Bouillonnaises, elles évolueront sans libero de formation cette saison.