Luxembourg Après 8 mois de galère, Jonathan Moris a inscrit un but contre Spy lors de la spectaculaire victoire d’Habay (4-3).

31, 24 et 15 minutes respectivement face à Richelle, Herstal et Spy. L’Habaysien Jonathan Moris, 24 ans, est de retour aux affaires : il a disputé des bouts de match lors des trois dernières journées. Cerise sur le gâteau, Jonathan Moris a marqué les imaginations avec une passe décisive (Richelle) et un but (de l’espoir) ce dimanche.

"Mon dernier l’était face à Freylange il y a an", sourit-il. L’entraîneur Jean-Luc Manand l’a extirpé du banc de touche à 2-3. Quelques instants plus tard, il inscrivait le 3-3 (83e). "Ma frappe à ras de terre n’était pas très puissante. Par contre, il y avait beaucoup de joueurs. Le gardien s’est un peu troué sur ce coup là."

L’essentiel était ailleurs. Auteur d’un doublé, l’attaquant N’Diaye préférera un triplé. De 0-3 à 4-3 et trois points précieux en poche, le promu habaysien est revenu de nulle part pour doucher une formation de Spy claquée en deuxième période.

"Avec Habay, j’ai connu des remontées", précise le frère d’Anthony, dernier rempart de Virton en D1B. "0-3 à 3-3 à Tilleur. 0-3 à 4-3 contre Libramont et 1-2 à 3-2 face à Richelle. Celle de dimanche est la plus impressionnante. On a inscrit quatre buts en une mi-temps en y ajoutant la manière."

Le numéro 9 est d’autant plus heureux qu’il a traversé le désert. "Je me suis blessé lors d’un entraînement en janvier." Entre radiographie, échographie, IRM, arthro-scanner, renforcement musculaire, vogue la galère. "J’ai été opéré au ménisque le 25 avril."

Six mois plus tard, il est de retour sur les pelouses… mais pas rassuré à 100 % sur l’état de son genou. "J’ai toujours des gênes. Il gonfle, dégonfle, regonfle. On s’est entraînés sur le synthétique à Nothomb la semaine dernière et là mon genou ramasse." Assistant social dans la vie de tous les jours, il profite du moment présent. "Participer au succès contre Spy me procure de la joie. Mon intention est de compliquer les choix du coach et de gratter du temps de jeu."

Il prendra le temps qu’il faut pour revenir. "Étape par étape, termine-t-il. "Je n’ai pas envie de rester trois mois sur le banc." Les défenseurs d’Aywaille (12e) sont prévenus.