Luxembourg Le jeune homme a conquis un troisième titre européen avec les Tornados.

Le Virtonais vise désormais une nouvelle participation aux Jeux olympiques avec l’équipe du relais. Mais il n’a pas fait une croix sur sa carrière individuelle sur les haies.

Julien, un petit mot sur votre situation qui a évolué ces dernières semaines, surtout au niveau de vos études…

"En effet, je devais encore présenter mon mémoire, ce qui est fait. Je suis désormais ingénieur et je vais pouvoir me concentrer à 100 % sur l’athlétisme. Avoir terminé mes études est une vraie délivrance. C’est un poids en moins."

La préparation pour les championnats d’Europe s’est tout de même bien déroulée ?

"Oui. J’ai déjà réalisé mon temps de sélection plus tôt dans la saison et en janvier, j’avais terminé pour l’école. J’étais donc focus pour préparer cette compétition dans les meilleures conditions. Je voulais par-dessus tout montrer à la fédération et aux sponsors ce dont j’étais capable."

Vous l’avez fait avec brio à une première position pas évidente de relayeur. Une place où l’on vous fait confiance…

"En effet. Jacques Borlée me fait de plus en plus confiance à cette place. Quand on est dans un relais en indoor, c’est encore plus important. Il faut pouvoir se rabattre et donc, s’imposer physiquement. Je pense que ma stature m’aide pour cela. En plus, il considère que je fais souvent les bons choix stratégiques."

Que représente ce titre à votre niveau ?

"C’est déjà le 3e en tant que titulaire. Et puis, il vient après une série de blessures qui m’avait fait perdre ma place dans les quatre. C’est aussi un signe encourageant pour les prochaines grandes échéances."

Le Japon en mai ?

"Oui. Les championnats du monde de relais sont qualificatifs pour les JO. La Belgique essayera de faire passer les trois équipes avec les relais masculins et féminins en plus du mixte. Donc, on aura besoin de tout le monde au top de sa forme pour attendre les finales synonymes de sélection."

Et les haies dans tout ça ?

"Cela sera pour la deuxième partie de saison. La première sera principalement consacrée au 400 m plat. Après le Japon, je pourrai intégrer progressivement les courses avec les haies. Mais je peux vous rassurer sur le fait qu’on travaille déjà la technique avec mon entraîneur."

Justement, comment se passe le travail que vous effectuez avec François Gourmet et le staff ?

"On s’entraîne beaucoup plus souvent sur Liège et on a un groupe très intéressant. Notamment en ayant un autre membre du relais, Robin Vanderbemden, à mes côtés."

Quel est votre avis sur les polémiques concernant la Fédé ?

"Les athlètes souhaitent avoir de la sérénité lorsqu’ils sont en compétition. Quand ce n’est pas le cas, les choses se compliquent et ça n’est pas évident d’être performant. J’espère que l’on va pouvoir rebâtir un projet constructif et qu’une solution sera rapidement trouvée avec les prochaines grandes échéances"


La sixième médaille en relais

Depuis qu’il est rentré dans le groupe des Tornados, Julien Watrin a conquis la bagatelle de six médailles. Les deux premières remontent à 2015 avec l’or en salle aux championnats d’Europe à Prague et le bronze dans la foulée aux Mondiaux de relais à Nassau. L’année suivante, il était champion d’Europe outdoor à Amsterdam. Nouvelle breloque en 2017 à Belgrade au championnat d’Europe et cette fois en argent. On retrouve encore deux fois l’or avec les championnats d’Europe à Berlin (2018) et donc, au début du mois à Glasgow.