Maël n’imaginait pas boucler le marathon de Florence en 2h36’40’’, à la 29e place.

Auteur d’ouvrages à ses heures perdues, Maël Gentgen a écrit une nouvelle magnifique histoire ce dimanche, en Italie.

Une histoire un peu plus courte que prévu toutefois, sur le marathon de Florence, qu’il a bouclé en 2h36’40’’, à une tout aussi remarquable 29e place sur 7 449 coureurs. Une énorme performance qui lui vaut aussi de terminer premier Belge sur 112, et même premier francophone.

"J’avais laissé ma montre à la maison, c’est seulement à mi-parcours que j’ai découvert pour la première fois mon temps, 1h16’16’’", sourit le natif de Gomery, aujourd’hui expatrié au Grand-Duché, juste de l’autre côté de la frontière, à Folschette, près de Martelange. "C’était mieux que prévu. Même la tendinite qui était venue ternir ma dernière semaine de préparation, n’était plus qu’un vague souvenir. J’ai finalement réalisé un temps que je n’avais même pas espéré. Sans une pause au petit coin, j’aurais même gagné une bonne minute."

Un chrono d’autant plus énorme que Maël Gentgen, qui est avant tout traileur, disputait seulement son deuxième marathon. C’est à Florence déjà, il y a douze mois, qu’il avait goûté pour la première fois à la distance mythique. Il avait alors bouclé celle-ci en 2h54’01", une remarquable performance déjà, qu’il a donc pulvérisée de plus de 17 minutes. Et si c’était bien lui qui tournait les jambes, à l’en croire, son exploit, Maël Gentgen est aussi allé le chercher au bord des routes. "La foule massée tout le long du parcours m’a poussé, du début à la fin, en criant, tapant des mains, hurlant des ‘vai vai vai’ les poings serrés en ma direction, en m’encourageant des fenêtres, me donnant une force de plus que je ne pourrai jamais oublier", clame-t-il.

Rappelons que cette année, Maël Gentgen a aussi remporté le challenge des Allures libres de Gaume, dès sa première participation à celui-ci, sur la grande distance.

Son ultime bonheur d’une richissime saison était d’autant plus immense, qu’il a été rejoint au pied de la cathédrale Santa Maria Del Fiore, par sa compagne, Charlotte Gérard, qui a aussi bouclé les 42,195 km.