Fin octobre, le club d’Habay-la-Neuve avait annoncé qu’il suspendait toutes ses activités jusqu’au 19 novembre inclus.

"Les différentes mesures sanitaires de plus en plus drastiques, l’évolution des cas de Covid et le fait de ne pas pouvoir utiliser les vestiaires sont autant de raisons qui nous poussent à stopper toutes nos activités."

Le club avait alors ajouté que les responsables de l’école des jeunes et les formateurs réfléchissaient à la manière de poursuivre différemment l’encadrement des joueurs. Depuis quelques jours, les jeunes footballeurs habaysiens sont de nouveau actifs d’une manière plutôt originale.

"Nous travaillons avec la même plateforme internet qu’utilisent les équipes de jeunes au niveau national, explique Samuel Petit, le responsable technique de la formation des jeunes. Cette plateforme, c’est Prosoccerdata. Chaque joueur a un compte individuel. Nous utilisions déjà la plateforme mais depuis peu, nous nous servons beaucoup plus de sa fonction vidéo."

Les plus jeunes, ceux qui jouent à cinq ou à huit, ont récemment eu accès à une cinquantaine de vidéos. "Ce sont des petits exercices. Nous leur proposons de travailler deux ou trois gestes techniques par semaine. Ils peuvent aussi se filmer et nous envoyer leurs vidéos."

Pour les plus grands, le travail se fera différemment. "Pour les U14, U15 et U16, des séances seront données le mardi et le jeudi en visioconférence. Nous proposerons un peu de renforcement musculaire et des exercices de gainage. Cette formule permet une grande interactivité. C’est important de garder le contact."

Pour les U17 et U19, c’est le préparateur physique de l’équipe première qui a préparé quelques vidéos. "Pour ces catégories, nous débutons cette semaine. Nous essayons que ce soit fort interactif."

Les premiers retours sont très positifs. "Il est clair que ça ne remplacera pas un entraînement en présentiel, commente Samuel Petit. Ce qui était important, c’était de garder le lien. Nous voulions vraiment montrer aux joueurs que nous ne les laissons pas tomber durant cette période."

Durant le premier confinement, alors que Samuel Petit n’avait pas encore rejoint Habay-la-Neuve, Jonathan Michaux avait déjà réalisé des petites vidéos. "Nous restons dans la même dynamique mais de manière plus officielle."

© Martin


“Ne donner que des programmes à suivre, ce n’est pas top”

Les Libramontois sont eux suivis sur Strava par leur club.

Philip Lejeune est le préparateur physique de l’équipe première de Libramont depuis plus de trois ans. Par le passé, il s’était aussi occupé de Givry. Il est actuellement chargé de maintenir les Libramontois en forme pour une reprise dont on ne connait pas la date.

“C’est bien là toute la complication du travail”, souligne-t-il. “J’ai donné à tous les joueurs un programme de trois semaines. Ils auront ensuite quinze jours de récupérations. Une première semaine avec des petites activités légères et une deuxième de report complet. Nous serons alors le 1er décembre et nous reprendrons pour quinze jours. Ensuite, il faudra voir si nous pourrons ou non retrouver les terrains d’entraînement. Ce qui est sûr, c’est que j’aimerais organiser fin décembre un challenge pour les joueurs. Cela se ferait autour de Libramont par équipes de deux ou trois. Il y aurait à différents points des ateliers sportifs à réaliser. Ne donner que des programmes à faire, ce n’est pas top. Il faut trouver des choses plus ludiques.”

Les Libramontois utilisent l’application Strava. “Ce n’est pas une obligation mais ça peut créer une émulation”, souligne Philip Lejeune. “Ce n’est pas du tout dans un but répressif ni pour surveiller et mettre des points. Cela permet aux joueurs de suivre l’évolution de leurs équipiers. De mon côté, cela me permet de regarder ce qu’ils font notamment quand ils font des choses qui sortent des programmes envoyés.”

Philip Lejeune ne pense pas que les compétitions reprendront début janvier. “Je miserais plutôt sur fin janvier. Quoiqu’il arrive, je suppose que nous ne serons pas prévenus la veille.”

Le contexte est compliqué mais Philip Lejeune pense que ses gars pourront être prêts. “C’est jouable. Ils ne seront pas prêts à 100 % évidemment. Ils manqueront de rythme mais ne seront pas à la ramasse physiquement.” Philip Lejeune s’occupe aussi de la même préparation pour l’équipe de Chaumont qui vient de descendre de P1 en P2. “C’est Jonathan Schinckus qui me l’a demandé.”