Candidat au top 5, Longlier est 14e et descendant à la trêve hivernale…

Un désastre. Un flop. Un scandale. Pour les connaisseurs mais aussi les supporters, les 17 premiers matchs de championnat du RRC Longlier ressemblent à s’y méprendre à un incommensurable gâchis. Ou pas ? La question est posée.

Personne n’aurait osé parier un kopeck sur un bulletin d’une rare médiocrité - 11 points sur 51 - à des années-lumière du souhait de jouer un rôle en vue soit améliorer la 6e place décrochée en 2017-2018. Sans le clamer ouvertement, une participation au… tour final trottait dans les têtes, et aurait été accueillie avec satisfaction.

Car, qu’on ne s’y méprenne pas, on ne transfère pas impunément des routiniers, des "noms" (re) connus dans la province tels Vandermaelen (Bertrix), Feltesse (Givry), Dupuis (Habay-la-Neuve), Kévin Guillaume (Durbuy) ou Copette (Givry) - plus deux jeunes (Delwiche et Dewalque) pour le plaisir.

Montrer quelque chose sur le terrain, ça c’est une autre musique. L’entraîneur Aurélien Huberty n’avait pas manqué de tirer la sonnette d’alarme dès la préparation estivale, du genre pas terrible, arguant que son équipe allait bagarrer pour ne pas… descendre. "Il faudra afficher du caractère", clamait-il à l’époque.

Oiseau de mauvais augure ? Quatre mois plus tard, sans perdre de vue plusieurs "événements" - démission du même Huberty, arrêt du T2 Mercier, renvoi de Vandermaelen, retour du même VDM, nomination de Nöel comme T1, arrêt pour ras-le-bol de Molnar et Lespagnard, réduction (?) à venir de la masse salariale - synonymes d’un profond mal-être, d’un réel malaise dans le giron de l’équipe A, les Longolards font peine à voir avec une défense passoire (41 buts encaissés soit 1 but/37’), une condition physique suscitant des interrogations et, last but not least, une situation sportive désastreuse.

Bonjour tristesse. Avec 5 points de retard sur le barragiste Huy (13e) et huit (!) sur Oppagne (12e et sauvé), 3 unités sur 24 en déplacement, il faudra se faire violence pour ne pas chuter sans gloire en P1. Le reste n’est que littérature. Battu quatre fois sur quatre, le mentor Olivier Noël espère faire taire les détracteurs dès le 12 janvier. Warnant (4e), Meix (6e), Aywaille (8e) et Oppagne (12e) sont les adversaires à la rentrée. Un programme costaud. Allô docteur ?