Actuelle Procureur général de l’ACFF, la Salmienne Aline Bleret fera prochainement son entrée au CP Luxembourg. Rencontre.

Qu’est-ce qui vous a poussé à poser votre candidature ?

"Dans le foot, il n’y a pas que les sanctions et les amendes. Je souhaitais pouvoir découvrir un autre aspect du football. Je ne voulais pas uniquement m’occuper de la partie disciplinaire. De plus, j’ai toujours été épatée par la motivation des bénévoles dans les clubs. Je voulais donc continuer à travailler au développement du foot amateur mais sous d’autres aspects. Ma formation de juriste peut être utile mais il n’y a pas que ça. Il y a d’autres choses à développer dans le foot amateur."

A partir de quand allez-vous véritablement siéger au CP ?

"Pour l’instant, je suis toujours Procureur général et ce, jusqu’au 1er juillet. C’est donc à partir de là que je passerai au CP et dans les faits, la première réunion se tiendra le 12 août."

Vous avez obtenu un mandat très court et le voilà déjà amputé d’un bon mois !

"En effet, j’ai été élue pour un an. Une année, c’est le temps que je me donne pour vraiment découvrir l’institution CP. Je suis élue pour douze mois mais j’espère bien pouvoir rester bien plus longtemps."

Quelle sera votre priorité ?

J’arrive sans prétention. Je verrai ce que l’on me confie comme mission. J’ai beaucoup de choses à apprendre, même si je suis déjà depuis six ans dans le système ACFF. En fait, mon dada, ce sont les jeunes. Le foot chez les jeunes, ça me passionne. Mon fils de 7 ans joue à Gouvy en U8. C’est vraiment pour cette partie du football que j’aimerais apporter ma contribution. Je ne suis pas prétentieuse. Je ne veux rien révolutionner."

Vous serez la première femme au CP. Une fierté ?

"Bien entendu. Je suis à la fois femme et jeune puisque j’ai 42 ans. Pour moi, c’est très important qu’une femme arrive au CP. Peut-être que maintenant, d’autres femmes auront l’envie de postuler. Ce sont les clubs qui ont voté et je craignais qu’ils ne connaissent de moi que le côté sanctions et amendes. C’était peut-être un peu négatif et pourtant, j’ai été choisie. Ils ont fait confiance à une femme, à une jeune. Je constate vraiment une ouverture aux femmes dans les fonctions dirigeantes. Il y en a pas mal dans d’autres sports et dans le foot, ça évolue. Je dois dire aussi que depuis que j’ai commencé à l’ACFF, j’ai toujours ressenti beaucoup de respect. Je n’ai jamais eu de réflexion sur le fait que j’étais une femme et que, peut-être, je n’y connaissais rien.