Le joueur d’Aubange est le meilleur buteur de la province du Luxembourg.

Après avoir fait les beaux jours de Saint-Léger durant dix saisons, Quentin Koenig avait choisi de redescendre d’un cran. Principalement pour des raisons familiales, il s’est donc retrouvé à Aubange en P2. "Les raisons de ce départ étaient nombreuses. J’ai une petite de 19 mois et j’ai voulu donner la priorité à la vie de famille. Je voulais aussi me rapprocher de mon domicile. Il y avait aussi des raisons physiques. J’avais connu pas mal de blessures. Enfin, j’avais plusieurs amis qui rejoignaient Aubange, notamment trois équipiers de Saint-Léger."

Les Aubangeois ont réussi à construire un noyau de grande qualité et après 14 journées de championnat, ils sont seuls en tête. Ils viennent de passer un super week-end puisque la lanterne rouge Gérouville a accroché Saint-Mard, le dernier rival d’Aubange pour le titre. Les Aubangeois ont donc creusé l’écart. Face à Meix-devant-Virton, Quentin Koenig a réussi un triplé.

Le voilà à 20 buts cette saison, ce qui fait de lui le meilleur buteur de la province. Personne, même en P3, n’a marqué plus de buts que l’ancien Léogédarien. "Je suis bien parti pour battre mon record. En P1, je n’ai jamais marqué plus de 17 buts sur une saison. En P2, mon record est à 21 goals."

Si Quentin Koenig fait autant souffrir les défenses de P2A, c’est notamment parce que son coach l’aligne en pointe. "Cela faisait un moment que je ne jouais plus en 9. À Saint-Léger, j’ai vraiment joué à toutes les places à part défenseur central. Ce qui change aussi, c’est qu’Aubange a un jeu plus dominateur avec beaucoup d’occasions."

A priori, Quentin Koenig n’était pas fan de jouer devant. "J’aime bien occuper une place où l’on touche beaucoup le ballon mais avec le système de jeu d’Aubange, même l’attaquant de pointe touche souvent le ballon."

Quentin Koenig avait choisi de quitter la P1 pour consacrer plus de temps à sa famille. Dans quelques semaines, Aubange risque de remonter et il se retrouvera devant un dilemme : repartir en P1 ou changer de club. "La question ne se pose pas encore", coupe-t-il.