Luxembourg

L’avance de trois buts de Spy n’a servi à rien. 

L’approximation, pour ne pas dire la boulette, du gardien Thomas Constant (19 ans) sur le but du 3-3 inscrit par Jonathan Moris (84e) constitue une fausse excuse. Évoquer l’absence de l’attaquant Malcome Francotte, de même.

L’équipe du joueur-entraîneur Majid Sbâa - qui, vu les circonstances, a joué pour la première fois l’intégralité des débats - menait 3-0 après trente-sept minutes et, clairement, elle devait être capable de "tenir" sinon les trois points au minimum le point. Ce fut le contraire. Cette défaite dans les arrêts de jeu est cruelle. C’est signé N’Diaye (4-3, 90e+1).

Trois belles phases de jeu mirent les Habaysiens six pieds sous terre. Du moins le croyait-on. "Le plan de jeu était de défendre. Habay est un adversaire compliqué, qui arrache tout. On a profité de certaines errances visitées pour marquer. Notre taux de réussite était maximal au premier time", remarque Majid Sbâa. L’inévitable N’Diaye, juste avant le repos, réduisit l’écart (1-3, 45e). Le doute s’installa. "Oui et non", poursuit le principal intéressé. "On doit être capables de conserver une avance de deux goals. Il n’est pas question d’en vouloir au keeper. Il est jeune. Il dépanne. C’est un échec collectif qui laissera des traces."

Sans être spécialiste de la remontada, Habay repassa les plats à quinze jours d’intervalle : 1-2, 3-2 contre Richelle ; 0-3, 4-3 face à Spy. Deux victoires acquises lors des extra times. "Cela devient une habitude et je ne me tracasse pas avec cela", philosophe Jean-Luc Manand. "0-2, tu y crois encore. 0-3, c’est tendancieux. À 1-3, tu te poses des questions pour changer des choses. Le score n’est pas illogique. Nous jouons une mi-temps, pas deux."

L’essentiel est acquis.