Début d'année réussi avec un triplé samedi face à Aywaille


Simon De Bona retrouve le sourire après les trois buts marqués face à Aywaille samedi soir en l’espace de 22 minutes. Un sourire que le joueur d’Oppagne avait perdu suite au décès de son frère.

Simon, quelle entrée en matière !

"Ça fait évidemment beaucoup de bien, d’autant plus que ça faisait longtemps que je n’avais plus marqué. Mon dernier but, c’était face à Habay (NdlR : au mois de septembre) . Et dire qu’ici, on m’en refuse un 4e pour un hors-jeu imaginaire. Mais ce sont des buts qui nous permettent de prendre trois points."

Est-il vrai que vous avez même hésité à monter au jeu ?

"J’avais une douleur aux adducteurs, j’ai même dit au kiné que j’avais une appréhension au moment de monter. Et finalement, j’ai bien fait quand on voit la suite."

Comment expliquez-vous une telle différence de jeu de la part d’Oppagne sur deux mi-temps ?

"Pendant nos matchs, on a comme des moments d’absence. Il faudrait vraiment que l’on arrive à gommer ces erreurs-là. Durant cette période, nos adversaires se créent pas mal d’occasions mais heureusement, ici, ils n’en mettent qu’un au fond. Ce qui nous a permis de rester dans le match. Mais je crains qu’à l’une ou l’autre prochaine occasion, si cela devait se répéter, on le paie plus cher."

Il y a aussi un repositionnement tactique, votre entrée au jeu et un tout autre visage de l’ensemble de l’équipe…

"La 2e mi-temps, il y avait plus d’envie. Tout le monde a bien compris qu’on devait aller les chercher beaucoup plus haut. On change complètement la physionomie de cette rencontre, logiquement, plus rien ne peut plus nous arriver mais on prend encore deux buts par manque d’attention."

Vous retrouvez vos sensations et on a envie de dire que vous retrouvez aussi le sourire…

"J’ai connu une période assez compliquée au mois de septembre et octobre pour des raisons professionnelles mais aussi pour des raisons plus privées (NdlR : le décès de son frère). Je n’étais pas des plus agréables à vivre. Et puis, j’ai réussi à tourner le bouton, je reviens avec plaisir à l’entraînement et aux matchs, même en étant sur le banc. C’est gai d’être avec les copains. Ce que j’avais oublié durant deux mois et là, ça me fait vraiment du bien de m’amuser à nouveau avec eux."