Luxembourg L’infatigable quinqua du PowermaXx a collectionné les triathlons longue distance cet été : l’Alpsman, l’Altriman et l’Embrunman.

En deux mois à peine, Michel Gusbin a pour ainsi dire enchaîné les triathlons longue distance, comme il enchaîne les disciplines sur une seule épreuve.

En juin, il bouclait l’Alpsman à Annecy, une distance Ironman (3,8 km de natation, 180 km à vélo et 42 km à pied), auquel il convient notamment d’ajouter cinq cols sur la partie vélo, dont le Semnoz qui culmine à 1 699 m.

En juillet , il venait cette fois-ci à bout de l’Altriman, dans les Pyrénées, après avoir parcouru la même distance. Et même un peu plus, puisque son compteur vélo affichait 197 km, parsemés de neuf ascensions, dont deux cols hors catégorie : le Port de Pailhères (2 001 m) et le col de Dent (1 231 m).

"L’Altriman est considéré comme un des triathlons les plus durs au monde, à juste titre avec, entre autres, 5 300 m de dénivelé positif à vélo, contre 4 300 m pour l’Alpsman", souligne Michel Gusbin.

Et jamais deux sans trois, puisque le 15 août, le résident d’Etalle a cette fois-ci vaincu le mythique Embrunman, qui en était déjà à sa 36e édition (3,8 km de natation, 188 km à vélo, avec l’ascension du col de l’Izoard, qui s’érige à 2 361 m, et 42 km à pied).

"Je me suis notamment lancé dans les triathlons extrêmes, parce que le gros marketing autour des Ironman me dépasse, justifie l’inoxydable quinqua du PowermaXx. Pour les deux premiers, le dossard coûte un peu plus de 200 €, et 350 € environ pour l’Embbrunman, contre 700 € pour un Ironman. Je viens par ailleurs du basket, mais aussi du raid aventure. Comme le raid, ces triathlons, c’est du dépaysement total. On passe dans des endroits magiques. Et mettre 15 ou 17 heures, cela n’a aucune importance. Alors que sur les Ironman, on chasse les slots, qualificatifs pour les Mondiaux."

Michel Gusbin ajoute : "J’ai fait deux championnats du monde Ironman 70.3, dont l’un en Australie, où j’ai chuté. J’ai perdu conscience quelques minutes et mon casque était explosé. On m’a retenu, mais je suis reparti. Quand je suis en compétition, mon cerveau se met en mode off."

Le qualificatif de triathlète de l’extrême lui sied parfaitement.