Remplaçant de luxe, l’attaquant de Virton souffre de la cheville depuis le 16 septembre.

Transféré de Rebecq l’été dernier, Franck Koré, inconnu du grand public gaumais, avait séduit tout le monde lors de ses premières apparitions sous la tunique virtonaise.

Buteur lors des matchs amicaux, en Coupe de Belgique et en championnat, le natif d’Abidjan marchait sur l’eau. C’était la bonne pioche du mercato estival. Une agréable découverte. "J’étais lancé", confie-t-il.

Hélas, trois fois hélas, une blessure survenue à la cheville lors du déplacement à Alost (0-0) à la mi-septembre contrecarra ses plans. Vogue la galère, après coup. "Les ligaments de la cheville extérieure furent touchés. Je fus à l’arrêt plusieurs semaines. Mais, peut-être, ai-je repris trop tôt... Quand je prends des coups dessus, j’ai mal. C’est une blessure embêtante. Oui, ça commence à me saouler."

Une gêne présente depuis quatre… mois, et qui l’empêche d’être à 100 % de ses moyens. "Évidemment", peste-t-il. "Je suis bloqué à certains moments. La douleur persiste."

En dépit d’une préparation hivernale qu’il juge idéale - aussi dans son chef - sous le soleil espagnol de San Pedro del Pinatar, le principal intéressé était remplaçant contre Alost (3-0) samedi. "Franchement ? Il n’y avait aucune déception dans mon chef. Je me doutais que l’entraîneur allait me lancer dans la bagarre. Mon souhait était d’être décisif."

Contrat rempli avec son cinquième but en D1 amateurs - le troisième de ses couleurs - pour une victoire ne souffrant aucune discussion. La seconde partie de saison débute de manière probante avant le déplacement à Deinze laminé 4-1 à Knokke. Avec ou sans Koré ?

"Je le répète : cette blessure me saoule. D’un autre côté, je n’ai pas envie de casser l’excellent stage en Espagne. Un rendez-vous avec le docteur est fixé cette semaine. Je pourrais faire de la mésothérapie. Le souhait est de bien faire les choses pour que la douleur disparaisse. On verra."

L’attaquant piaffe d’impatience à l’idée d’être débarrassé de cette blessure.

Un Koré en pleine possession de ses moyens est un plus pour n’importe quel entraîneur. David Gevaert et son staff le savent mieux que quiconque.