Tombée dans le milieu de la boxe française, aussi appelée savate, en 2018 grâce à sa maman, Zélie Van Kerm ne s’attendait pas un seul instant à devenir championne du monde juniors seulement trois années plus tard. La semaine dernière, en Serbie, la jeune combattante a pourtant réussi l’impossible. Versée dans une poule de 4, la Wellinoise s’est extirpée de son groupe en 2e position, avant de s’imposer en finale face à une Serbe pour y décrocher la médaille d’or.

"Comme les championnats de Belgique ont été annulés en raison du Covid, la fédération avait décidé d’envoyer 11 athlètes sous base des performances de l’année précédente, explique celle qui a débuté la compétition à l’âge de 15 ans. Comme j’avais réussi à garder un bon niveau durant le confinement, j’ai été sélectionnée. Je m’entraînais notamment avec ma maman, qui fait également de la boxe française. J’étais très stressée mais j’ai réussi à m’imposer en finale en faisant la différence grâce à ma condition physique. Franchement, sur le podium, je ne réalisais pas ce qui venait de se passer. D’ailleurs, je n’arrêtais pas de sourire. C’était ma toute première compétition importante, je n’ai même pas encore fait les championnats de Belgique."

Une accession à l’élite mondiale à la vitesse grand V qui permet de placer de grands espoirs dans la combattante du Tabora Savate club de Namur. "Cette performance m’a ouvert des portes, avoue Zélie. La fédération m’a proposé d’aller en Colombie le mois prochain avec le haut niveau belge senior, pour prendre de l’expérience. Je participerai à une compétition avec des jeunes de moins de 18 ans. Mes qualités ? Je mesure 1 m 70, j’ai de grandes jambes, qui me permettent de toucher rapidement le visage de mon adversaire sur un coup de pied, ce qui vaut plus de points. Je fais également de l’athlétisme sur le côté, ça m’aide à être assez souple. Je dois encore travailler ma boxe avec les poings, mais je me suis déjà pas mal améliorée. Mon prochain objectif sera les championnats de Belgique, quand ils pourront avoir lieu."