Botoko, l'atout offensif des Francs Borains

Deux buts pour Botoko, plus qu’une solution de rechange pour le RFB.

Grégory Dufert
Botoko, l'atout offensif des Francs Borains

Deux buts pour Botoko, plus qu’une solution de rechange pour le RFB.

Les Francs Borains ont déroulé dimanche face à Waremme, en se faisant particulièrement plaisir face au but adverse. Si on ne sera pas étonné de voir Zorbo marquer deux des sept buts boussutois, c’est plus surprenant pour Dylan Botoko, plus habitué aux tâches défensives qu’à alimenter le marquoir.

"J’ai beau réfléchir, je n’ai pas le souvenir d’un autre doublé dans ma carrière. Il fait du bien vu que ce sont mes deux premiers buts en championnat, après avoir délivré un assist. Mon premier but fait aussi du bien parce qu’il nous a libéré alors que notre début de match était compliqué. On a mis du temps à rentrer dedans alors que Waremme était bien en place. C’était peut-être le contrecoup de Bruges."

Les deux réalisations du défenseur français sont des cas d’école. De l’école boraine en tout cas.

"Lorenzo me donne un super ballon sur le corner joué à deux mais on travaille ça en semaine et je sais où le ballon va arriver. Même chose sur l’autre but avec le coup franc d’Hedi Chaabi. Marquer, c’est d’abord le mental. On n’est pas souvent en position de mettre un but. Alors, quand on monte sur une phase arrêtée, il faut y aller avec une réelle volonté de marquer."

Ces buts doivent libérer un garçon qui vit peut-être la période la plus compliquée depuis son arrivée dans le Borinage. À vue de nez, il est 3e dans la hiérarchie des défenseurs centraux.

"C’est l’impression que ça donne et c’est nouveau pour moi. La charnière Pierre Gevaert - Drice Chaabi est celle qui a été la plus utilisée. Lors des saisons précédentes, on était toujours 3 ou 4 pour les mêmes postes mais je démarrais avec le statut de titulaire. Les choses semblent avoir changé."

Mais le garçon est intelligent et il réagit comme il se doit.

"Cette situation n’est pas gênante parce que ça fait partie du foot. Je fais tout pour répondre présent quand le coach fait appel à moi. Dans le cas contraire, je sortirais simplement du groupe. Ici, je donne le maximum en espérant lui donner du souci au moment d’établir sa sélection. Il y a beaucoup de joueurs dans notre groupe mais la concurrence est saine. On forme un groupe qui s’aime, et on peut aller loin."

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