A 48 ans, Pascal Joly affiche déjà 35 ans de carrière dans le karaté. Jeudi 29 avril, il a reçu un beau cadeau pour célébrer ce cap en obtenant son diplôme certifié de 6e dan dans sa discipline Wado Ryu traditionnel.

Dans un sport de combat où le Shotokan est le karaté le plus représenté, le Borain a lui porté son dévolu sur le traditionnel, et beaucoup moins sur la compétition.

"C’est un judo purement traditionnel venu du Japon, l’un des plus anciens. Le diplôme est marqué du sceau par son Altesse impériale", commence celui qui fut l’année dernière vice-champion d’Europe.

5e dan en WKF également, celui qui a fondé son club à Wasmuel en 2009, après avoir commencé jeune adolescent à Quaregnon, récolte les fruits de son travail alors que les grades plus élevés sont rares en Belgique.

"Ce côté traditionnel, hors compétition, c’est un travail que l’on fait toute sa vie. Et plus on monte dans les grades, plus les passages sont étalés. C’est aussi une question de maturité. La particularité, c’est que c’est un karaté plus souple que le Shotokan. On travaille plus haut ou on travaille avec ce que le corps peut faire. On est plus dans la fluidité et l’esquive que l’attaque par exemple. Tant qu’on est en bonne santé, un peu sportif, ce karaté s’y prête bien. On travaille pour s’améliorer techniquement, pas pour se blesser ou pour le combat."

Un club qui souffre moins de la crise

Dans la cour de l’école communale de Wasmuel, les cris d’enfants de la semaine sont remplacés le week-end, depuis le Covid, par les entraînements des élèves, une septantaine au total, de Pascal Joly. Car si les moins de douze ans continuent à s’entraîner à l’intérieur, les autres groupes ont eux élu domicile dehors, consignes sanitaires obligent.

Mais si des clubs peuvent souffrir, sportivement, de la pandémie, ne recevant actuellement aucune perspective de reprise de compétition, le Bushikai Wasmuel se porte bien.

"Comme peu de mes élèves font de la compétition, nous ne sommes pas en manque. Nous n’avons aussi perdu personne. Seuls quelques adolescents ne viennent pas s’entraîner mais je peux le comprendre, il fait plutôt froid et ce n’est pas l’idéal non plus."