Je crois qu’on n’a plus de coach”. Voilà la phrase entendue par Maxime Pretto à l’issue de la première rencontre de championnat. Jean-François Anderlin venait de quitter la salle en signifiant son découragement. “J’ai été surpris mais je suis d’accord avec ce qu’il a dit : cela ne fonctionnait pas avec le groupe”, détaille le nouveau joueur de l’9.

La raison principale n’est pas du ressort de l’ex-coach flénusien. Plusieurs joueurs avaient accepté de rester et de venir au club pour être dirigés par Vincent Bouffioux. Ayant embrassé une carrière pro en France, ce dernier n’a pu honorer son engagement. La direction a donc dû trouver un remplaçant, Jean-François Anderlin, qui n’a jamais vraiment conquis le noyau. “Ce n’est vraiment pas la même personnalité que Bouffioux. Lui, il n’hésitait pas à nous engueuler quand on n’était pas à la hauteur. On était obligé d’être à fond. Avec le nouveau coach, on ne faisait pas vraiment les efforts jusqu’au bout.”

Les automatismes et la condition n’ont donc pas été travaillés à la perfection ce qui va pénaliser l’équipe. En coulisses, Sébastien Coquelet doit s’affairer. Le nouveau président a un fameux baptême du feu. “En tout, c’est le 5e coach que je cherche”, déplore-t-il. Il sait que la mission sera ardue. “Des contacts ont été pris mais on doit trouver quelqu’un qui a de la discipline et qui est libre car je ne souhaite pas débaucher quelqu’un en fonction.”

Anderlin n’ayant pas d’adjoint, le navire se retrouve sans capitaine. “Il nous faut un coach pour la semaine prochaine, maximum. Ensuite, il faudra le temps qu’il prenne ses marques.”

Et, surtout, qu’il parvienne à rallier à sa cause les forts caractères de l’effectif qui avaient déjà, en leur temps, pris certaines distances avec Marc Sottiau, le prédécesseur de Bouffioux.