Mons En une dizaine d’années, les deux défenseurs ont tout connu au Symphorinois.

S’il y en a deux qui représentent parfaitement l’esprit symphorinois, c’est bien Thomas Druart et Jonathan Citron. Les deux défenseurs évoluent depuis une dizaine d’années chez les Chiconniers, avec lesquels ils ont tout connu: titre et relégation, de la P2 à la D3 amateurs. Ce n’était d’ailleurs pas surprenant de voir Jonathan reprendre le brassard de capitaine de Thomas lors de son exclusion dimanche.

"On se sent bien à Saint-Symphorien, c’est une deuxième maison." Jonathan Citron et Thomas Druart se rejoignent sur ce point. "Jamais je n’ai eu envie d’aller voir ailleurs. Je connais le club par cœur et je sais qu’il est fait pour moi", poursuit le solide capitaine des Bleus. "Tout est très familial ici et Pascal Buntinx veille toujours à recruter des joueurs qui ont la mentalité de Saint-Sym."

Dix ans dans la vie d’un club, c’est énorme. Forcément, les deux compères ont connu de nombreuses péripéties du côté de la rue Mercier. La montée en D3 reste néanmoins leur meilleur souvenir. "J’ai marqué deux buts lors du match du titre de P2 mais c’est vrai que le tour final de P1, c’était quelque chose", reconnaît Citron. "La promotion lors du dernier match au terme de la prolongation, ça restera à jamais gravé dans ma petite carrière. C’est vrai qu’elle était longue, cette saison, mais la conclusion est inoubliable", se remémore Druart.

Le parcours commun des deux amis connaît une nouvelle étape cette saison. Avec la blessure de Benoît Sotteau, ils ont été alignés ensemble en défense centrale lors des deux derniers matchs. "Il y a forcément des automatismes naturels entre nous car on se connaît depuis longtemps", remarque le capi symphorinois.

"Je sais comment il évolue sur un terrain et ça facilite les choses. Et je pense qu’on se complète bien en plus", conclut Citron.

Les deux défenseurs n’ont pas que le football en commun. Ils partagent également le métier d’éducateur spécialisé. Ils sont aussi amis au jour le jour. "On était dans la même école, Thomas était juste une année au-dessus de moi. En plus, on a le même groupe de potes. Donc on partage même nos sorties. Autant vous dire qu’on se voit très souvent."

“Jonathan a grandi un peu”

Au moment de parler l’un de l’autre, les deux amis sont assez élogieux… avec une pointe de chambrage. “Thomas, c’est mon gros porc (sic), rigole Jonathan Citron.

“Pour être sérieux, c’est quelqu’un de très calme à qui on ne peut jamais rien reprocher. Il parle un peu plus qu’il y a dix ans. Au début, on l’appelait Bernardo (rires). Mais c’est aujourd’hui un parfait capitaine pour l’équipe.” Thomas Druart met quant à lui en avant la mentalité de son équipier. “C’est vraiment un gars qui en veut et qui donne toujours tout ce qu’il a sur le terrain. Un conseil pour lui ? Arrêter de se prendre la tête. Quand il commence à trop réfléchir, c’est mauvais signe (rires). Mais, par rapport au début, ça va mieux. On va dire qu’il a grandi… un petit peu !”