Mons

Le joueur de Cuesmes roule toujours sa bosse sur les pelouses à 41 ans.

Il est connu aux quatre coins du Hainaut et même au-delà. Il faut dire que depuis le temps qu’il roule sa bosse sur les terrains Gilles Wuillot en a rencontré, des gens. À 41 ans, celui qui défend aujourd’hui les couleurs de Cuesmes entame sa 24e saison en équipe première. Une longévité exceptionnelle, à l’image de son pote Hocine Chebaiki.

"J’ai été appelé à 17 ans à Mons alors que l’équipe était encore en D3. C’était sous la direction de James Storme puis de Thierry Pister. On a raté deux fois la montée et c’est finalement la saison de mon départ que l’Albert a été promu. Je suis alors parti au Stade brainois, à Soignies, de nouveau à Braine et à Quévy, où je suis resté huit ans, en comptant les deux saisons après la naissance de Quévy-Mons."

Finalement , le parcours du Montois témoigne d’une réelle fidélité aux couleurs qu’il défend.

"Si je me plais quelque part, je ne vois pas pourquoi je devrais changer. Par contre, je sais qu’il y a un moment où il faut savoir partir, pour devenir un nouveau transfert ailleurs, parce que ça donne un coup de fouet à une carrière."

Durant ces deux décennies, celui qui évolue aujourd’hui en défense centrale, la place où il a été formé, en a emmagasiné, des souvenirs.

"J’ai connu des montées, des descentes, des tours finaux. Ce qui me marque peut-être le plus, c’est un mauvais souvenir lors de mon passage à Soignies. Nous avions été éliminés au 5e match du tour final à Wielsbeke sur des décisions arbitrales incompréhensibles. On avait formé un groupe d’amis et c’était très dur. Mais c’était aussi la preuve que dans le foot rien n’est acquis, qu’on ne sait pas tout gérer et que tout peut basculer à chaque instant."

Par contre, Gilles se refuse à mentionner le nom de celui qui l’a le plus marqué.

"Tous m’ont marqué d’une façon ou d’une autre. Ceux qui m’ont apporté le plus sont peut-être des inconnus, des gens qui avaient sans doute beaucoup de qualités mais qui n’ont pas percé pour une raison ou l’autre. J’ai aussi eu tellement de bons coachs. Je me rends compte de la chance que j’ai."