Mons

Les anciens du RAEC seront là demain samedi lors du derby. Pour encourager le Symphorinois…

Il faut être honnête : l’assistance dans les clubs de Mons-Borinage en D3 amateurs n’est pas exceptionnelle. Le Symphorinois a tout de même la chance de profiter depuis quelques semaines de plusieurs dizaines de fans supplémentaires. Des fans qui ont tous un point commun : ils étaient derrière l’ancien RAEC Mons. "On a assisté à notre premier match cette saison face au Pays Vert Ath et on était une cinquantaine", explique Vincent Lomanto, l’un des leaders du groupe. "Cela faisait quatre ans qu’on n’était plus allé au stade et ça commençait à manquer à certains. Mais, surtout, Julien Marache, un ancien du RAEC, a intégré le club de Saint-Symphorien et avec le président Fred Hinnens, ils nous ont demandé d’aller les soutenir. Ce qu’on a fait."

Et si on n’a pas forcément retrouvé l’ambiance des soirées de D1 au Tondreau, la passion des nouveaux sympathisants du Rapid fait grimper les décibels.

"Il n’y a plus d’Ultras ou de Dragon Side mais bien des anciens qui veulent se mettre en tribune pour regarder un match. On a tous retrouvé de nouvelles occupations mais l’appel des dirigeants de Saint-Symphorien nous a boostés."

Et les supporters montois se mettent à entretenir les rêves les plus fous. "D’abord, il y a le nom RAEC Mons qui peut être réutilisé cinq ans après la faillite. Ça veut dire que ça serait possible en 2021 et si on continue à les soutenir, j’espère que les Symphorinois feront quelque chose pour nous. On rêve aussi du matricule, de nouveau accessible après 10 ans. Et tout le monde sait qu’on est très attaché au 44 !"

En tout cas, avec le RAQM, ça ne passe toujours pas. "Il y a deux ans, on a lancé une pétition pour changer le nom du club et on a été balayés d’un revers de la main. Quand on assiste à un match du RAQM, en regardant les tribunes, on a compris que leur projet avait foiré. Ce qu’on veut, c’est recréer quelque chose de valable à Mons, et se revoir entre potes. Et peu importe la division, c’est l’identité qui compte."

G. Duf.