Mons Fabrice Bassani et ses filles de Saint-Ghislain mangent leur pain noir.

Avec trois points sur douze, et une nouvelle défaite concédée face à Genk, les Ladies de Saint-Ghislain connaissent un début de saison particulièrement compliqué. On ne peut pas écrire que ce soit réellement une surprise pour ceux qui gèrent l’équipe mais malgré tout, le doute s’installe.

"Malgré la bonne volonté des filles, je suis inquiet pour elles, confie le coach Fabrice Bassani. "Elles font ce qu’elles peuvent mais il manque de l’expérience et de la qualité. Je suis comme pris dans un étau parce que je n’ai rien à leur reprocher. Je n’ai même pas le droit de les engueuler parce qu’elles font ce qu’elles peuvent."

La réussite tourne le dos aux Boraines pour le moment, comme ce week-end.

"Nous avons une équipe inexpérimentée pour la D1. Pas mal de cadres sont parties ou ont arrêté et ce sont des plus jeunes qui ont été appelées pour prendre le relais. Tout le monde se pose des questions alors qu’en confiance, elles sont aussi fortes que les autres. Je ne me fais pas trop de soucis au niveau foot mais le classement n’attend pas. Et les points perdus le sont à tout jamais."

Alors qu’un déplacement périlleux au Standard B se profile le week-end prochain, le staff et les dirigeants essaient de trouver des solutions. Ça ne passera pas par des transferts.

"Les meilleures joueuses de notre région sont déjà chez nous. On devait généralement se tourner vers la France mais le foot féminin y est en plein essor et c’est difficile de rivaliser. On ne peut pas non plus travailler sur la tactique. On joue déjà fort fermé mais il y a tellement d’expérience chez nos adversaires que dès qu’on commet une erreur, ça se paye cash. Au contraire, c’est la concrétisation qu’on doit travailler parce qu’on rate trop d’occasions. On doit trouver d’autres buteuses qu’Anaïs Autem parce que quand elle ne marque pas, personne ne marque."