Mons Michaël Cordier range définitivement ses gants après une longue carrière.

Pour la dernière rencontre de sa carrière, Michaël Cordier aura donc réussi à préserver ses filets inviolés. Le match de dimanche entre son Symphorinois et le CS Brainois (0-0) marquait donc la fin d’une trajectoire footballistique bien fournie qui l’a notamment mené à la Raal, à Anderlecht ou encore au FC Bruges.

Michaël, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

"J’en suis fier. Je n’ai pas vraiment de regrets même si l’erreur de ma carrière a peut-être été de signer au Brussels. Des gens me disent encore aujourd’hui que j’aurais sans doute pu avoir un parcours international. Mais c’était un choix et je ne reviens pas dessus. Et puis j’ai quand même joué dans de super clubs. Je suis d’ailleurs parti à Anderlecht après le Brussels. J’ai aussi participé à l’Euro espoirs avec les Diablotins. Franchement, j’ai eu une carrière bien remplie."

Vous terminez à Saint-Symphorien, ça peut paraître surprenant…

"J’ai adoré mon passage ici. Cela m’a permis d’avoir un peu plus de temps pour mes projets familiaux. Je ne voulais pas faire la saison de trop donc c’est très bien ainsi !"

C’est pour votre famille que vous avez décidé d’arrêter ?

"Oui bien sûr. Je veux pouvoir passer du temps avec mes jeunes enfants et ma belle-fille. On a une jolie petite famille donc il faut profiter. Et puis je commençais à me sentir fatigué physiquement. J’ai 35 ans et de longues journées de travail en parcs et jardins. Alors rentrer le soir et prendre mon sac, ça devenait compliqué."

C’est une décision bien réfléchie donc ?

"Avant la trêve, je cogitais déjà énormément. Et quand on commence à cogiter, c’est qu’il faut prendre une décision rapidement. J’ai annoncé mon choix au groupe en janvier et ensuite, j’ai pris du plaisir pour la fin de saison. Je n’ai en tout cas jamais décidé de revenir en arrière depuis."

Le football ne va pas vous manquer ?

"Non, ça j’en suis certain. Jouer c’est vraiment définitivement terminé. C’est vrai que j’ai passé mon diplôme d’entraîneur de gardiens, mais ce n’est pas une priorité de coacher pour l’instant. J’encadrerai peut-être les jeunes au Symphorinois plus tard. Mais ce qui est sûr, c’est que je ne veux plus consacrer autant de temps au football. Ma femme et mes enfants méritent toute mon attention."

Vous terminez sur une clean sheet et un bel hommage en tout cas…

"Oui, ça, on ne pourra pas me l’enlever. Toutes les marques de respect que j’ai reçues dimanche m’ont touché. Ça prouve que j’ai laissé une trace dans le football !"


75: Le match de ce week-end s’est arrêté durant une minute à la 75e pour que tout le monde puisse applaudir le gardien qui porte ce numéro.