Pour l'année de leurs 60 ans en 2021, les Chiconniers veulent marquer le coup alors qu'ils se remettent encore de la Renaissance du RAEC Mons.

La saison 2020-2021 sera-t-elle celle du Rapid Symphorinois?

En tout cas, les Chiconniers ne comptent pas entamer la prochaine saison sans nourrir d'ambitions comme ils l'ont annoncé lors de la présentation d'équipe ce vendredi soir.

Quelles ambitions?

"On veut faire aussi bien que la dernière saison", lance Pascal Buntix, l'entraineur. Quand on sait que les Montois ont terminé 4e après un sprint final qui aurait pu les amener encore plus haut... on se dit que le matricule 6464 ne fera pas de la figuration. "Si on atteint le Top 4, la mission sera accomplie. Si, c'est mieux, ce sera exceptionnel mais ce sera une série très relevée. Elle sera d'ailleurs un peu différente avec trois clubs de la région de Namur. Aische n'était pas loin de monter, Namur descend de D2 ACFF et Tamines était sur la même lancée que Binche en P1 Namur. Sans oublier le Crossing et Tournai. Ce sera une série relevée."

Affichées, les ambitions ne devraient toutefois pas mettre de pression sur un groupe que le président Hinnens dit "plus équilibré et plus talentueux" au sein d'un club qui prône le plaisir comme leitmotiv. 

18 jours ont été conservés et sept sont arrivés: des jeunes de 18-19 ans comme Alfonso et Théo Lombardo (aucun lien de parenté), Louis Gosset ou encore Léopold Laurent qui était le buteur de Snef. Mais les Chiconniers ont aussi transféré des gars d'expérience comme Valentin Sergeant qui fait son retour, Chris Bombele et Baptiste Ulens. 

"Les saisons durant lesquelles on a connu des problèmes d'effectifs, on a souvent bien réussi comme lors de la montée en P1 notamment. On a donc décidé de réduire le nombre. Il ne sert à rien d'avoir 30 joueurs pour chacun de nos noyaux séniors", précise le président. 

Le club l'a d'ailleurs précisé: les deux staffs de D3 ACFF et de P2 (emmené par Terence Jaumain) collaborent étroitement. 

Nouveau logo

La présentation de l'équipe a aussi permis au club de présenter son nouveau logo. Le 15 mai 2021, le club fêtera ses 60 ans, il ne voulait pas rater l'occasion de retravailler son image. Si les bandes et les couleurs historiques du club sont toujours bien présente, le nom RCFR Symphorinois fait son apparition, tout comme la couronne royale. 

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"Il est inspiré du passé mais est dessiné pour l'avenir. Nous avons décidé unanimement de conservers nos lignes verticales pour rappeler les fondements du club, il fut à l'époque inspiré du blason du Rapid Vienne qui connut une période glorieuse dans les années 60."

"Le RAEC Mons? Ca rebooste tout le monde"

Dans la Cité du Doudou, l'annonce qui a fait parler, c'est la renaissance du RAEC Mons, par l'entremise du RAQM, lequel change de nom. 

Une annonce qui a surpris tout le monde mardi, y compris le Symphorinois. "Lundi, on avait été convié par la Ville pour évoquer encore ce projet", explique Frédéric Hinnens, le président du Rapid depuis 13 ans. Il est vrai que ces dernières semaines, le nom du Rapid avait été évoqué, tout comme celui de l'Entente Mons-Nord pour se réapproprier le nom. "Ce fut un petit coup sur la tête."

Mais dans le cas des Chiconniers, le projet ne s'arrêtait pas qu'au nom. "Après l'échec de la fusion, il a été question, avec la Ville, d'un projet dans lequel le Rapid aurait été le sommet d'une pyramide surplombant 4-5 clubs de l'entité qu'on pourrait appeler de satelllite. Et finalement, maintenant, les dettes du RAQM sont apurée avec un coup de baguette magique. On n'est pas furieux de ce qu'il s'est passé mais on est un peu déçu. Reste maintenant le Tondreau. Pourra-t-on continuer à y jouer (NdlR: le terrain de Saint-Symphorien ne répond pas aux normes de la D3 ACFF)? En tout cas, pour nous, c'est un bel outil et pas seulement pour le terrain mais aussi pour les réceptions et organisations autour du match. En tout cas, depuis cette annonce, on sent que ça rebooste tout le monde même s'il n'y a aucun esprit revanchard à ce sujet."