Pascal est le digne successeur de son papa, athlète dans les années 1980 et 1990 dans le handisport.

Dans les années 1980, un sportif malvoyant forçait l’admiration de nombreuses personnes. Willy Mercier était l’un des précurseurs du sport pour les personnes porteuses d’un handicap. Avec sa médaille aux Jeux olympiques d’hiver de Lillehammer, il ouvrait une porte à la pratique du sport pour tous. Le dépassement de soi, Willy Mercier l’a transmis à ses enfants. En plus de la culture du sport en général. Pascal Mercier, son fils, est tombé dedans bien jeune.

"C’est très simple ! Les premiers souvenirs que j’ai de moi sont quand je faisais du sport", explique celui qui excelle désormais dans le triathlon et le triathlon nature. "C’est moi qui étais son guide lorsqu’il faisait la descente à ski et aujourd’hui, à mon tour, je pratique le sport de façon intensive."

Pascal ne compte plus les qualifications pour les championnats du monde du triathlon basique ou du format nature. Sa venue à Hawaï, lors du dernier championnat du monde Xterra qui a eu lieu ce week-end, n’est, elle aussi, pas une première.

"Je suis déjà venu à une reprise alors que je m’étais qualifié trois fois", ajoute ce dernier. "Mais mon objectif est déjà atteint lorsque je décroche ma place pour cette finale. Donc, je ne me mets pas la moindre pression et je veux avant tout prendre du plaisir. J’ai pu profiter de la natation pour réaliser une première bonne entame de course. J’ai ensuite pris mon rythme de croisière pour gérer le VTT que je maîtrise de mieux en mieux. Et finalement, ce n’est qu’en toute fin du trail que j’ai eu un peu plus de difficultés. Un trail vraiment difficile qui était très usant."

Au final, le Montois a pris une place dans le top 30 des 50-54 ans avec un temps honorable (4h03.35). Cette deuxième participation pourrait en entraîner une prochaine à l’avenir.

" Je m’entraîne beaucoup sur les complets et sur les demi-Ironman, j’ai vraiment envie d’aller en Nouvelle-Zélande l’année prochaine pour les championnats du monde du 70.3. Mais en effet, pourquoi ne pas revenir d’ici deux ou trois ans."

Voilà en tout cas une bien belle histoire où l’on retrouve un esprit qui n’est pas sans rappeler celui du papa, Willy.