Les sports aquatiques sont à l’arrêt ou presque. Dépendant des piscines, certains clubs ont pu entrevoir une petite lueur d’espoirs lorsque leur bassin est devenu à nouveau accessible. "Sauf que cela reste compliqué", lance Serge Guichart, le président du Royal Castor Club de Mons qui compte une section natation, nage synchro et water-polo et qui a vu la piscine du Grand Large rouvrir ses portes il y a quelques jours. "Evidemment, pour les jeunes, il est préférable de les voir à l’entrainement plutôt que devant la télé ou une console de jeux. Mais la mise en place de ce retour aux entrainements pour les moins de 13 ans est pour le moins contraignant : maintien de la bulle, pas de douche, la distanciation… Nos moniteurs ou entraineurs sont formés au respect des consignes mais ce n’est pas si simple."

Le sentiment du big boss montois oscille entre la satisfaction, de voir son club reprendre vie et l’enthousiasme de ses jeunes nageurs de retour en masse pour la reprise des entrainements, et la crainte pour la suite. "Les plus de 13 ans restent à l’arrêt. Pour deux semaines d’arrêt, il faut des semaines d’entrainement pour qu’un compétiteur puisse être à nouveau prêt à performer. Leur évolution s’en voit un peu perturbée. On a rouvert les piscines, c’est très bien, une bonne chose mais pour combien de temps ? On ne sait pas se projeter en fait puisqu’on évoque énormément une troisième vague dans les prochaines semaines."

A Mons aussi, la pandémie a mis un coup aux finances du club. "On avait pas mal d’organisations et d’événements : le tournoi des jeunes en water-polo, deux grosses compétitions en natation et aussi un événement de nage synchro. Plusieurs organisations qu’on a dû annuler évidemment."