Mons Le championnat n’est pas encore commencé que Quévy-Mons doit se passer de Simon Wantiez, blessé pour toute la saison.

Tout se passait trop bien pour Quévy-Mons depuis la reprise des entraînements jusqu’à ce match de Croky Cup contre Bambrugge.

À l’élimination, qui n’hypothèque en rien les ambitions des Dragons pour le championnat en D3A amateurs, c’est la blessure de Simon Wantiez lors de ce match qui a assombri la suite de la préparation.

Victime d’une rupture des ligaments croisés (" lors d’un changement de direction, le pied s’enfonce et le genou est parti") dans ce match, le défenseur montois doit tout simplement faire une croix sur la saison. "Je n’ai pas voulu aller aux urgences. Peut-être avais-je peur du verdict", se souvient-il. "Je pensais à, j’espérais, une entorse du genou. Surtout que je n’avais pas mal lorsque je ne bougeais pas. Malheureusement, le chirurgien que j’ai vu lundi m’a confirmé mes pires craintes."

à 27 ans , l’ancien professionnel durant deux saisons passera une IRM le 20 août pour confirmer l’étendue des dégâts et voit malheureusement ses projections sportives s’évaporer. "Mentalement, c’est clair que tout s’écroule tel un chateau de cartes tellement la préparation s’était bien passée. J’étais prêt pour le championnat. J’ai ensuite reçu pas mal de marques de soutien."

Si le club a annoncé réfléchir à pallier l’absence de ce comptable, Quévy-Mons restera pointé parmi les favoris de la série. "C’est d’ailleurs ça qui est le plus rageant pour moi. Le club avait fait ce qu’il fallait pour ça, ça s’annonçait très bien et il règne une superbe ambiance dans le vestiaire."

Maintenant, place à la rééducation. Elle sera longue, mais Wantiez en a déjà connu par le passé. "Quand j’étais professionnel, j’avais d’ailleurs connu pire avec un os fracturé, mais là je faisais de la rééducation deux fois par jour et j’avais été opéré le jour même. Maintenant, le plus dur sera de combiner ça avec la vie de famille et professionnelle, et de la vivre seule."

Seul, il ne le sera pas forcément dans ces moments difficiles. "Je continuerai à suivre l’équipe. C’est important aussi pour mon équilibre personnel. Je me dois aussi de suivre le projet sportif de Quévy-Mons, même si je ne suis pas sur le terrain. Et puis, je n’ai pas que des équipiers, j’ai aussi pas mal d’amis."