Covid, saison écourtée, fusion avortée avec les Francs Borains, PRJ… il y a un an, le Royal Albert Quévy Mons vivait un printemps très compliqué, voire cauchemardesque.

Pourtant, un an plus tard, la Renaissance Mons 44, sous l’impulsion de Frédéric Herpoel et de la Ville, est dans une tout autre dimension. Si le stade n’a pas changé, tout dans le cercle montois a pris un virage à 180°.

"Finalement, après les malheureux événements, les contacts pour relancer un projet sont vite arrivés", se souvient Franck Delcroix, vice-président montois. "Entre la Covid, la non-fusion et l’officialisation du projet le 23 juin, il n’y a pas eu énormément de temps. Lorsque le foot amateur s’est arrêté la première fois, ce fut presqu’un drame d’être entravés de vivre notre passion. Ce n’était vraiment pas gai à vivre. Ce n’était pas positif mais cela nous a finalement donn é du temps."

Une annonce importante ce vendredi midi

Il est vrai que la réalité de mars 2020 est à l’opposé de celle vécue par le RAEC Mons aujourd’hui. Les Montois ont en effet saisi la balle au bond. Et si les clubs ont redouté un 2e arrêt et la saison blanche actuelle, les Dragons ont finalement gagné un an. Pourtant, le premier confinement et le flou dans les perspectives de reprise auraient pu mettre à mal le foot amateur.

"C’est vrai qu’à ce moment-là, nos partenaires sponsors avaient d’autres chats à fouetter que le foot", continue le vice-président. "Mais finalement, le nouveau projet a suscité de l’engouement. On l’a vu avec nos supporters. Avec 570 abonnés, nous sommes sur le podium wallon, c’est exceptionnel. Cela prouve qu’il y a, contrairement à ce qu’on pouvait penser, une véritable envie. La crise du Covid a accentué ce besoin ! Viser les 1 500 spectateurs n’est plus une utopie désormais !"

Le club avance sur son projet et est désormais bien loin de l’image de club de village de Genly-Quévy. Cela devrait se confirmer ce vendredi midi avec, selon le club, "des annonces importantes". "Notre volonté est d’enrichir notre organigramme en fournissant une structure semi-pro. L’arrivée d’un directeur général s’inscrit dans cette volonté. Nous voulons offrir à nos supporters et à nos partenaires un projet qui tient la route. Nous serons ambitieux avec nos jeunes et notre école. Nous n’aurons plus d’excuses pour la saison prochaine."