Après 120 minutes acharnées mais correctes, la séance des tirs au but (c’était alors 4-4) fut interrompue définitivement par l’arbitre bien obligé de constater (rapport suivra) qu’un supporter local s’était transformé en chimpanzé débile au moment où Marc Quansah se pointait au point de penalty.

Il s’ensuivit un tumulte monstre (mais où était la police ?) et une rentrée aux vestiaires prématurée décrétée par M. Van De Velde, un peu trop jeune pour ce genre de contexte.

La qualification (s’il y en a une) se jouera donc sur le tapis vert de la fédé mais il serait intolérable que l’USGTH paie aussi l’addition de cette nouvelle imbécillité humaine. Le principal concerné, Marc Quansah, analysait toutefois la situation avec sérénité : “Un sentiment de tristesse et de dégoût à la fois mais ça ne m’empêchera pas de dormir. Je trouve néanmoins regrettable que l’arbitre n’ait pas réagi car il avait aussi entendu ces cris de singe. Je ne pouvais tout de même pas laisser passer ça.”

“La connerie a gagné une fois de plus"

Le coach, Jean-Christophe Dessily, était tout aussi marri : “La connerie a gagné une fois de plus. J’estime sans animosité aucune que le directeur de la partie n’était pas à la hauteur de l’événement. Sur l’ensemble du match, je pense que nous méritions la qualification, une victoire aux points comme on dirait en boxe.”

Le gardien, Florian Polain, était, lui, plus catégorique : “Si l’on tolère en haut lieu ce type de comportement au point de nous sortir de la compétition, ce serait ni plus ni moins scandaleux. Il faut un exemple !”

“On se voit à Bruxelles m’a dit l’arbitre”, nous souffla alors Renzo Dushkoff, le délégué de l’USGTH, passablement outré lui aussi.