Menacé, le joueur des Francs Borains ne jouera pas avec le frein à main.

Six jours avant le choc au Tivoli, il reste un devoir à remplir pour les Francs Borains. Un déplacement à Onhaye et même si c’est la lanterne rouge qui se dresse sur la route des Boussutois, on ne prend pas ce match par-dessus la jambe.

"On s’attend à ce que ça soit compliqué , confie William Ebosse. Chaque équipe qui nous rencontre joue le match de l’année pour elle. Et on se souvient que la dernière fois qu’on s’est produits sur un synthétique, on a été battus. On ne va donc pas se croire arrivés et montrer pourquoi on est premiers."

Le médian récupérateur borain l’affirme : on ne pense pas à la Raal.

"On n’a pas le choix parce que c’est un match comme les autres pour nous rapprocher du titre. Si on était battus ce samedi, on aurait plus de pression la semaine suivante. Il reste huit matchs et tous les trois points sont importants pour nous."

L’ancien joueur de Trelissac (N2 française) doit, quant à lui, y penser. Avec huit cartes jaunes au compteur depuis le début de la saison, il sait qu’il ratera le choc en cas d’avertissement.

"Je le sais mais je sais aussi que le match de ce samedi est important. Je n’ai aucun souci à prendre une carte si ça empêche un attaquant adverse d’aller nous priver d’un bon résultat. Je serais en tribunes la semaine prochaine mais ça ne m’empêcherait pas d’encourager mes partenaires."

Mais ça serait une fameuse tuile tant le Français de 26 ans s’est imposé au fil des semaines.

"Si je suis satisfait ? Je ne sais pas. J’aurais pu faire mieux dans certains domaines. J’aurais ainsi pu être plus décisif pour l’équipe et j’ai raté beaucoup d’occasions. Je prends beaucoup de cartes ? J’aurais pu en éviter l’une ou l’autre mais ça fait partie du jeu parce que mon style c’est d’être agressif. Je suis heureux en Belgique en tout cas. C’est assez différent de ce que j’ai connu mais les nouvelles expériences apportent forcément beaucoup."