David Deschambre (Tchalou): "On a été traités comme des pros"

Le Lustinois David Deschambre (T2) a vécu de l’intérieur la première expérience européenne de Tchalou, à Ankara.

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David Deschambre (Tchalou): "On a été traités comme des pros"

Le Couvidôme accueille, ce mercredi soir, le match retour de Challenge Cup entre Tchalou et Ankara.

David Deschambre, avec quels sentiments êtes-vous rentrés de ce déplacement de Coupe d’Europe en Turquie, la semaine dernière ?

"Cela restera un grand moment pour tout le monde. Lors du tirage au sort, on souhaitait hériter d’une grosse cylindrée, sachant qu’on n’irait quand même pas très loin dans cette compétition. Et c’était le cas avec cette équipe, issue d’un des deux meilleurs championnats féminins du monde, avec celui d’Italie. Elle fait d’ailleurs figure de favorite de cette Challenge Cup. C’est du très haut niveau, avec notamment une championne du monde serbe, qui a joué tout le match, et la passeuse de l’équipe nationale slovène."

On imagine que les conditions d’hébergement et de travail étaient au top aussi ?

"On est restés trois jours sur place, dans une infrastructure comprenant la salle de sport, notre hôtel, le restaurant, un local vidéo… On n’est sortis qu’une fois de ce complexe, pour faire une petite promenade, le mardi avant le match. Et le lendemain, on nous avait concocté une petite excursion dans la ville, en repartant vers l’aéroport. Un policier turc nous a accompagnés tout au long de notre séjour, car il y avait eu un attentat dans le pays dix jours auparavant."

Comment avez-vous été accueillis par le public ?

"Il y avait 600-700 personnes. Dans une enceinte qui peut en contenir 4 000, cela peut paraître vide. Mais c’était quand même chaud. Ils nous sifflaient, comme si on allait poser problème à leurs favorites, qui sont toutes internationales. On n’a pas été accueillis comme si on était des bras cassés. Le staff turc a d’ailleurs aligné son équipe de base."

Vous avez été applaudis à la fin du match. C’est une belle marque de respect !

"On a réussi à attirer la sympathie. Sportivement, on était clairement le petit Poucet, mais ils ont reconnu nos mérites. C’est comme en Ligue des champions de foot, ce sont les plus riches qui vont le plus loin. Et leur budget est trente fois supérieur au nôtre ! On voulait surtout éviter de se faire exploser, rester le plus longtemps possible sur le terrain et atteindre les 15 points à chaque set. Et ces objectifs ont été réalisés. On était même les premiers à 10 chaque fois. Mais, quand elles ont voulu accélérer, cela ne rigolait plus."

Humainement, cette belle expérience doit avoir marqué le groupe et le club.

"On a vraiment vécu et été traités comme des pros. Avec les contraintes imposées par la Fédération européenne. Car on ne fait évidemment pas ce qu’on veut. Mais c’est aussi un grand moment pour les bénévoles du club, qui ont organisé le match retour de ce mercredi. Ce lundi, on installait les tribunes et le revêtement adéquat au Couvidôme. Puis il fallait accueillir la délégation turque, qui loge dans un hôtel de Charleroi."

On dit que la salle couvinoise sera bondée, ce soir !

"Ce lundi, il y avait déjà entre 1 000 et 1 100 places vendues, VIP comprises. On espère pouvoir leur offrir un set, ce qui serait déjà miraculeux."

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