Namur Les clubs régionaux, dont le RC Namur, attendent beaucoup de la prochaine Coupe du monde de rugby au Japon.

La Coupe du monde de rugby commence ce vendredi au Japon. Décalage horaire oblige, chez nous les rencontres se disputeront en matinée. Pas vraiment l’idéal pour attirer le "chaland" mais tous les matchs seront diffusés en direct sur TF1 et TMC.

En termes de visibilité, difficile de faire mieux et, malgré l’absence des Diables noirs, le Rugby XV Namur pense que cet événement peut créer de l’engouement.

"C’est toujours une porte d’entrée intéressante" , estime Paul-Henri Burrion, le directeur sportif d’un club qui fête ses 50 ans. "Pendant plus d’un mois (NdlR : du 20 septembre au 2 novembre), des images vont tourner un peu partout. Pas mal de personnes ne connaissent pas nécessairement toutes les règles mais aiment regarder des rencontres. C’est l’occasion de se poser des questions sur le niveau de notre équipe nationale, de se demander s’il y a un club près de chez soi et de venir aussi jeter un œil. Le programme n’est pas arrêté mais nous organiserons des diffusions autour d’un petit déjeuner."

En quatre ans, le club est passé de 150 à 400 membres. Difficile de dire si la Coupe du monde 2015, en Angleterre et au pays de Galles, a joué un rôle significatif. Il faut dire que Namur s’est donné les moyens de grandir, sans attendre un événement extérieur.

"Nous avons déménagé à Jambes pour avoir de très belles infrastructures, le club est bien structuré et il y a un staff dynamique. À l’époque, nous devions nous mettre en association pour avoir des U12. Dorénavant, nous sommes représentés dans toutes les catégories d’âge (NdlR : U8, U10, U12, U14, U16, U18, deux équipes Hommes et des Dames)."

Le hockey a longtemps véhiculé une image élitiste avant de surfer sur la vague des Red Lions et d’atteindre 50 000 affiliés, quatre fois plus qu’au rugby. La discipline ne souffre-t-elle pas de l’absence d’une figure de proue ?

"La Belgique (27e au rang mondial) n’est plus très loin de certaines équipes présentes à la Coupe du monde, mais atteindre le stade supérieur aiderait, c’est évident. Ceci dit, culturellement, au rugby, on met plus en avant le collectif qu’un joueur. Le déficit de stars n’est pas un souci. Par contre, pour les parents, l’aspect physique de ce sport peut constituer un frein et il peut être levé. J’entraîne des jeunes de 15 ans et je mets surtout en avant des stratégies d’occupation de terrain, de recherche d’espaces et d’évitement de l’adversaire. Nous ne sommes pas dans une logique de chocs et d’affrontements comme au niveau international."

Le club de Ciney a malheureusement disparu cet été suite à un exode de joueurs, surtout consécutif d’un manque d’infrastructures. Avec Namur, Lustin et Marche, à la frontière de la province, le Namurois reste malgré tout bien représenté.