Namur

Celle qui fut multiple médaillée aux championnats de Belgique de natation 6e dames du Maasmarathon et 3e chez les moins de 35 ans


Contrainte d’arrêter la natation en 2006, en raison d’une blessure, à l’âge de 21 ans à peine, Anne-Catherine Thill, cinq fois médaillée au national de natation sur 200 m papillon, vole désormais sur les parcours de course à pied.

Après avoir notamment remporté à plusieurs reprises les 20 km de Bastogne, et aussi gagné le 20 km des Ardennes l’année passée à Marche, elle s’est classée dimanche 3e du Maasmarathon à Visé dans la catégorie des moins de 35 ans, grâce à une 6e place au scratch dames et un chrono de 3h24’.

"C’était mon deuxième marathon, après Visé déjà en 2018", souligne Anne-Catherine Thill. "J’avais couru en 3h28’. Je m’étais classé 4e dans la même catégorie. Mais en réalité, j’étais 2e, derrière une Anglaise. Il y avait devant moi une participante handisport, et une athlète qui a couru un kilomètre de moins en raison d’une erreur de parcours. Le classement n’a pas été corrigé, mais peu importe. J’espérais à nouveau courir sous les 3h30’."

Et la Bastognarde d’expliquer comme elle en est venue à la course à pied. "J’avais un problème à l’épaule, consécutif à un accident en 2001, j’avais été renversée par une voiture", avance l’ancienne nageuse du CNB, le Club de Natation de Bastogne. "J’ai arrêté le sport pendant six mois", rappelle Anne-Catherine Thill. "J’étais dedans depuis toute petite. Mais j’ai eu besoin d’en refaire. Comme une drogue, j’en avais besoin pour évacuer. J’ai commencé à courir."

Anne-Catherine Thill se souvient de ses premières foulées. "J’ai toujours eu beaucoup d’endurance, mais au début, c’était un peu périlleux, j’avais des pointes, des crampes", déclare-t-elle. Il en fallait toutefois plus pour décourager l’ancienne nageuse, qui ne compte pas s’en arrêter là. "Mon mari m’a offert un dossard pour le marathon de Séville, en février prochain."

Le premier marathon de papa

Anne-Catherine Thill n’était pas seule sur Maasmarathon. Loin de là même, puisque c’est en famille qu’elle s’est rendue à Visé . “Mon papa participait à son premier marathon, et il l’a fini, sourit la Bastognarde. Mon mari m’accompagne aussi parfois sur les courses, et il court aussi. Il a cette fois-ci fait le semi-marathon.” De quoi évidemment la booster encore un peu plus. Si sa prochaine distance mythique sera donc Séville début 2020, Anne Catherine Thill, 33 ans enchaînera encore quelques belles courses d’ici là, dont à nouveau les 20 km de Bastogne et des Ardennes. “Mais je n’ai pas d’objectif, je cours quand j’en ai envie, même si je fais mes trois sorties et 45 km par semaine.”