Les Namuroises ont rempli un double objectif jeudi soir lors du tour préliminaire de l’Eurocup. Elles ont facilement passé l’écueil de Grengewald et ont surtout pu en garder sous la pédale avant la venue de Braine en championnat.

"Les douze joueuses étaient déjà montées sur le terrain avant la pause et cela a encore été le cas au retour des vestiaires", confie le coach Jan Callewaert. "C’est tout de même assez rare lors d’une rencontre européenne et cela permet de garder tout le monde concerné. Cela a un peu nui à notre fluidité et notre contrôle mais il était normal que le match de ce samedi trotte déjà dans la tête des filles."

Malgré un net avantage physique, les Rouges ont laissé 11 rebonds offensifs à leur adversaire qui a pu inscrire 38 points dans la raquette. Il faudra se montrer autrement plus consistant face à quatre pivots brainois bien plus imposantes. Alexander, Brcaninovic et De Souza dépassent toutes le mètre 90 alors que Starling est athlétique et bondissante.

"N’oublions pas non plus Kreslina qui pour une ailière, a une belle taille (1m83). On connaît ce paramètre et on ne posera forcément pas les mêmes choix défensifs que jeudi. La clé sera d’être capable d’empêcher les écrans d’être efficaces. S’ils procurent un avantage, la vision de jeu de Carpréaux risque de faire des dégâts."

Le noyau brainois est aussi riche que lors des précédentes saisons. Preuve en est, la Belgian Cat Ramette n’a que le huitième temps de jeu de l’équipe. "Dans n’importe quel autre club en Belgique, elle serait dans le cinq de base. On sait que le danger peut venir de partout et qu’on ne pourra pas tout arrêter. Il faudra prendre des risques en espérant qu’ils soient payants et que les visiteuses ne trouvent pas d’autres options ouvertes."

Reste qu’avec le trois sur trois réalisé jusqu’à présent et la qualification pour les poules de l’Eurocup, Namur peut aborder le choc sans pression. "Ce n’est pas comme si on devait absolument l’emporter pour éviter une crise. Ceci dit, on joue bien entendu pour la gagne, tout en étant conscient qu’il faudra être très bon des deux côtés du terrain."

Des Namuroises qui pourront le cas échéant se mettre dans le rouge. Elles auront ensuite quelques jours de repos avant de préparer la reprise le 2 janvier à Waregem.