Son passage de Loyers à Ciney cet été avait fait quelques vagues.

Ce samedi, Charlotte Ippersiel opérera son retour à Loyers. Un moment d’autant plus particulier que la pivot namuroise avait annoncé son départ pour Ciney en plein milieu des playoffs de R2.

Cela n’avait pas empêché les Rouges d’aller au bout de l’aventure et d’enlever le titre mais le coach Stéphane Dehasse l’avait eu un peu saumâtre. "J’avais dit à l’époque que je resterais si on me donnait certaines garanties sportives" explique-t-elle. "Comme rien n’avait bougé en termes de transferts, j’avais choisi de rejoindre les Condruziennes. Depuis lors, j’ai revu Stef en faisant mes courses et surtout lors des fêtes de Wallonie. On a bu un verre ensemble, tout est apaisé (sourire)."

Sur le papier, le derby apparaît disproportionné. Ciney caracole en tête alors que Loyers, grâce à son dernier succès face à Libramont, fait partie d’un quatuor à l’antépénultième place. "Mon ancienne équipe mérite franchement d’être plus haut dans la hiérarchie. Il y a eu quelques défaites sur le fil. Sturam a été blessée au tendon d’Achille, Brasseur a eu le pied cassé et Ernoux est en Erasmus à Maastricht et ne s’entraîne pas avec le groupe. Il faut se méfier de ces battantes et comme c’est un gros collectif, le danger peut venir de partout . "

Reste qu’au vu du premier tour qui se clôture dans huit jours, Ciney devient doucement mais sûrement le grand favori à la succession de Profondeville. "Franchement, oui, pourquoi le cacher. Ce n’est pas de la prétention, c’est juste une saine ambition au regard de nos résultats. Il a fallu apprivoiser la méthode de notre coach Nico Gowenko qui entraînait des hommes (NdlR : la R1 de Mazy-Spy) et aime que les joueuses prennent des décisions sur le terrain. Or, tout le monde n’a pas le même bagage basket et certaines choses n’étaient pas comprises. Désormais, c’est le cas, tout comme son humour (sourire) et on a gagné en cohésion."