Le CP Namur s’est calqué sur le calendrier de l’AWBB et a reporté au mois de mai les trois premières journées prévues initialement en septembre. Pour les clubs de P1 namuroises disputant les playoffs, la saison pourrait donc s’achever début… juin.

“Nous passerons cette saison de 12 à 14 équipes, la demande était quasiment unanime”, signale le président du CP Namur Lauwerijs. “Il est évidemment hors de question de revenir là-dessus mais forcément, avec une compétition qui ne débutera théoriquement que début octobre, on allonge le calendrier de quasiment deux mois. Nous avons logiquement décidé de garder la Coupe de la Province (NdlR : dont le premier tour se disputera les 26 et 27 septembre). Une majorité de rencontres se disputent en semaine, sa suppression n’aurait pas permis de recaser des matches de championnat.”

On s’étonne tout de même de ne voir aucune joute programmée de tout le mois d’avril. “À nouveau, on a suivi l’AWBB pour faire en sorte que notre saison se termine en même temps qu’au niveau régional.”

Reste que les clubs alignant de nombreux étudiants devront s’organiser. “Oui, on est un peu devant le fait accompli mais dans le contexte actuel, rien n’est évident à gérer”, explique le président andennais Michaël Neureuther. “On ne va certainement pas tirer à boulets rouges sur le CP qui a dû accomplir un travail de titan pour remodeler les calendriers. Rien ne dit non plus qu’on va pouvoir reprendre normalement. Le club est géré en bon père de famille mais avec toutes les annulations d’événements (NdlR : brocante, 21 juillet, fêtes de Wallonie et d’ores et déjà le prochain marché de Noël), il y a déjà un sérieux manque à gagner.”

Dans le meilleur des cas, avec le protocole Horeca, les cafétérias ne tourneront pas à plein régime. “Chez nous, cela représente 25 000 euros de bénéfices par an”, précise le président profondevillois Bernard Detrembleur. “Compte tenu des places assises, on devrait se limiter à 25 personnes dans la buvette. Comment faire lorsque deux ou trois matches se disputent en même temps ? On ne peut plus commander au bar, je ne vais pas non plus mettre 10 bénévoles pour servir à table.”

Beaucoup d’incertitudes restent effectivement à lever.