Namur Le meneur andennais n’a pas 20 ans et doit s’adapter à la R1.

Pour Andenne, l’apprentissage de la R1 est douloureux mais c’est surtout une opportunité unique pour les jeunes de prendre rapidement de l’expérience. Justin Vanoverschelde, un ailier né en 2000, doit dépanner à la distribution en attendant que son grand frère Tom (1998) revienne de blessure.

"C’est vrai que tout va très vite pour moi" , confie-t-il. "En début de saison dernière, je faisais encore partie du noyau de…. P2 (NdlR : soit l’équipe C) . Je jouais également en P1 et, en cours de championnat, j’ai pu intégrer la R2. J’étais déjà tout content de m’asseoir sur le banc mais j’ai rapidement eu du temps de jeu. Et voilà qu’avec toute l’équipe je découvre la R1."

Après deux défaites à Waterloo (79-65) et Loyers (49-80), Tom se rend compte du chemin qu’il reste à parcourir pour qu’Andenne puisse croire au maintien. "La pression sur le porteur du ballon, j’y suis habitué lorsque je joue en U21 AWBB. Mais, physiquement, les duels sont bien plus musclés. Globalement, nous sommes bien trop gentils mais être plus dur, cela s’apprend. Le coach (NdlR : Maxence Gilet) l’a bien compris. À l’entraînement, il ne siffle quasiment plus aucune faute, il veut que l’on se rentre dedans (sourire) ."

Mentalement , les Oursons doivent également passer un palier. Face au voisin loyersois, tout allait bien à la pause (29-28), avant qu’ils encaissent un improbable 20-52.

"Physiquement, on s’est retrouvés un cran en dessous mais ce n’était pas une raison pour baisser la tête. C’est incompréhensible parce qu’en plus c’était un derby et notre premier match à la maison. Ce n’est pas avec cette attitude-là qu’on se sauvera. Il faut en tirer les leçons et passer à autre chose."

À savoir un nouveau derby à Gembloux, et ses distributeurs Cirelli et Mureddu qui ont déjà joué en D3. "Je les connais, bien entendu, de nom (sourire) mais je dois rester concentré sur ce que je sais faire et ne surtout pas perdre les pédales." Des Couteliers qui viseront le trois sur trois.